Romain Aubugeau
Épargner sur son compte courant : combien ça vous coûte vraiment ?
Environ 554 milliards d’euros. C’est la somme que les Français laissent dormir sur leurs comptes courants, selon les données de la Banque de France pour 2024. De l’argent à portée de main, certes, mais de l’argent qui travaille à taux zéro. Pendant ce temps, l’inflation grignote chaque année une fraction de ce capital, silencieusement et sans réclamation. Garder l’intégralité de son épargne sur un compte courant n’est pas une stratégie neutre : c’est un choix qui a un coût réel, mesurable, et qui s’accumule année après année.
Un compte courant fait fondre l’argent, pas fructifier
Le compte courant est l’outil de la liquidité quotidienne, pas de l’épargne. Il n’a pas vocation à rémunérer les sommes qui y stagnent, et les banques françaises ne s’en cachent pas : le taux moyen de rémunération des dépôts à vue pour les particuliers s’établit à environ 0,07%, un chiffre si proche de zéro qu’il peut être considéré comme nul.
Or, la vie économique ne tourne pas à zéro. L’inflation en France a atteint +2,0% en 2024, selon l’INSEE, avant de se modérer à +0,9% en 2025. Ces deux années s’inscrivent dans la suite d’une période plus turbulente : +4,9% en 2023, +5,2% en 2022. Sur quatre ans cumulés, les prix ont progressé de plus de 13% en moyenne, quand votre compte courant, lui, n’a rien produit.
La mécanique est simple et redoutable. Placez 10 000 euros sur votre compte courant en début d’année avec une inflation à 2% : ces 10 000 euros ne représentent plus que 9 800 euros de pouvoir d’achat réel en décembre. Sans aucune action de votre part, vous avez perdu 200 euros. Multipliez cela par cinq ou dix ans, et l’érosion devient substantielle.
Ce phénomène, souvent invisible car aucun relevé bancaire ne l’indique explicitement, est pourtant bien documenté par les économistes : c’est la perte de pouvoir d’achat en termes réels, et elle frappe proportionnellement plus fort ceux qui laissent les sommes les plus importantes sur leurs comptes.
Pourquoi tant d’argent dort-il sur les comptes courants ?
Le solde moyen d’un compte courant français atteignait 7 701 euros fin 2024, selon les données agrégées du secteur bancaire. La médiane réelle tourne autour de 1 000 euros, ce qui signifie que des sommes parfois très importantes se concentrent chez une fraction des épargnants, représentant au total cet encours de 554 milliards d’euros stagnant à 0%.
Plusieurs raisons expliquent cette tendance. D’abord, l’habitude : le compte courant reçoit tous les revenus et traite toutes les dépenses, il paraît naturel d’y conserver un matelas. Ensuite, l’inertie : évaluer ce qu’on peut réellement mettre de côté chaque mois, ouvrir un livret, arbitrer entre plusieurs solutions demande un effort que beaucoup remettent à plus tard. Enfin, une méfiance diffuse vis-à-vis des marchés financiers pousse une partie des Français vers la sécurité apparente du dépôt à vue.
Sécurité qui, face à l’inflation, s’avère en partie illusoire.
Les solutions pour ne plus perdre d’argent sans le savoir
La bonne nouvelle : les alternatives existent, elles sont accessibles, et certaines combinent rendement, sécurité et impact réel sur l’économie française.
Le Livret A et le LDDS : le socle de départ
Pour toute épargne de précaution qui doit rester liquide et sans risque, le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire constituent la première réponse à apporter. Depuis le 1er février 2026, leur taux commun est fixé à 1,5% net d’impôt par an, après avoir été de 1,7% entre août 2025 et janvier 2026 (source : Banque de France / Ministère de l’Économie, 2026).
Ce taux reste positif en termes réels face à une inflation de +0,9% en 2025 : un euro placé sur un Livret A a légèrement progressé en valeur réelle l’an dernier. C’est déjà une situation radicalement différente de celle du compte courant.
Le Livret A est plafonné à 22 950 euros par personne, le LDDS à 12 000 euros. Ensemble, ils permettent de sécuriser jusqu’à 34 950 euros avec une disponibilité immédiate et une garantie de l’État. Pour constituer une réserve représentant trois à six mois de dépenses, c’est le cadre adapté.
L’assurance-vie : l’enveloppe fiscale de moyen terme
Pour une épargne à horizon plus long, l’assurance-vie reste une enveloppe de référence en France : l’encours total dépasse 1 950 milliards d’euros selon la Banque de France. Elle donne accès à des supports variés, du fonds en euros garanti aux unités de compte investies en actions ou en obligations, avec une fiscalité allégée au-delà de huit ans de détention.
C’est une option pertinente pour les épargnants disposant d’un horizon de cinq à dix ans et prêts à accepter une prise de risque modérée en contrepartie d’un rendement potentiellement supérieur.
Le financement participatif agricole : donner du sens à son épargne
Au-delà des placements traditionnels, le financement participatif gagne du terrain parmi les épargnants qui souhaitent aussi décider où va leur argent. Le crowdlending consiste à prêter directement à des porteurs de projets en échange d’un taux d’intérêt défini à l’avance, pour une durée déterminée.
Dans l’univers de l’agriculture et des énergies renouvelables, le rendement brut moyen du financement participatif s’établissait à 7,7% en 2025 selon les données sectorielles disponibles. Une performance qui change la donne pour un épargnant en quête de diversification.
MiiMOSA : l’épargne qui finance la transition agricole française
C’est dans cette logique que s’inscrit MiiMOSA, plateforme de référence du financement participatif dédié à l’agriculture, l’alimentation durable et la transition énergétique. Agréée Prestataire de Services de Financement Participatif sous le numéro PSFP FP-2024-05 et régulée par l’AMF, elle permet aux particuliers de financer des projets concrets : une installation de méthanisation en Bretagne, des panneaux photovoltaïques sur des bâtiments agricoles en Occitanie, une unité de transformation fromagère dans le Massif Central. Les taux proposés varient selon le profil de risque du projet, de 2% à plus de 9% pour les dossiers les plus solides.
MiiMOSA n’a pas vocation à remplacer le Livret A ou le LDDS. Ces livrets réglementés remplissent un rôle que le financement participatif ne peut pas assurer : la disponibilité immédiate et l’absence de risque sur le capital. Ils constituent le socle sur lequel toute stratégie d’épargne saine doit d’abord reposer.
Mais une fois ce socle constitué, la question se pose naturellement : que faire du surplus ? C’est ici que MiiMOSA prend tout son sens. Allouer une partie de son épargne à des projets agricoles ou d’énergie renouvelable, c’est accepter un risque contrôlé en échange d’un rendement supérieur, tout en contribuant concrètement à la souveraineté alimentaire et énergétique de la France.
Pour savoir combien vous pouvez raisonnablement engager dans ce type de placement, MiiMOSA propose un simulateur de capacité d’épargne qui permet de visualiser en quelques minutes vos revenus, vos dépenses fixes et variables, et le budget qu’il vous reste réellement pour épargner. Un point de départ utile avant toute décision de placement.
La logique d’allocation que recommandent les professionnels de la gestion de patrimoine suit souvent un schéma en trois niveaux : un matelas de sécurité liquide sur Livret A et LDDS, une poche de moyen terme via l’assurance-vie, et une poche de diversification à rendement plus élevé. MiiMOSA s’inscrit naturellement dans ce troisième niveau, avec en prime un ancrage territorial fort et un impact visible sur les filières agricoles françaises.
FAQ : tout comprendre sur l’épargne et le compte courant
Pourquoi laisser de l’argent sur un compte courant fait-il perdre du pouvoir d’achat ?
Un compte courant est rémunéré à un taux quasi nul (environ 0,07% en moyenne en France). Quand l’inflation dépasse ce taux, la valeur réelle de votre épargne recule chaque année. En 2024, avec une inflation de +2,0% (INSEE), 10 000 euros immobilisés sur un compte courant ne représentaient plus que l’équivalent de 9 800 euros de pouvoir d’achat en fin d’année.
Quel est le taux du Livret A et du LDDS en 2026 ?
Depuis le 1er février 2026, le Livret A et le LDDS sont tous deux rémunérés à 1,5% net d’impôt par an. Ce taux est révisé deux fois par an par le gouvernement sur recommandation de la Banque de France, selon une formule tenant compte de l’inflation et des taux directeurs européens.
Quelle différence entre Livret A, LDDS et financement participatif comme MiiMOSA ?
Le Livret A et le LDDS offrent une disponibilité immédiate, une garantie de l’État et un taux réglementé (1,5% en 2026). Le financement participatif agricole propose des rendements potentiels nettement supérieurs (jusqu’à 9-10% sur MiiMOSA) mais avec un risque de perte partielle ou totale du capital et une durée de placement définie à l’avance. Ces deux approches ne s’opposent pas : elles se complètent dans une stratégie d’épargne équilibrée.
Comment savoir combien je peux mettre de côté chaque mois ?
Pour ne pas investir au-delà de vos moyens réels, la première étape est d’établir votre budget d’épargne disponible en tenant compte de l’ensemble de vos revenus et de vos charges. Le simulateur MiiMOSA vous guide dans cet exercice et vous aide à identifier le montant que vous pouvez mobiliser chaque mois sans fragiliser votre trésorerie.
Le financement participatif agricole est-il risqué ?
Comme tout investissement, le crowdlending comporte un risque de perte en capital. MiiMOSA est régulée par l’AMF (PSFP FP-2024-05), ce qui impose des obligations strictes de transparence et d’information sur chaque projet. Il est conseillé de ne pas allouer plus de 10% de son épargne disponible à ce type de placement, et de répartir ses investissements entre plusieurs projets pour limiter l’exposition à un risque spécifique.
Comment commencer à investir sur MiiMOSA ?
L’ouverture d’un compte investisseur est gratuite sur miimosa.com. Vous pouvez parcourir les projets en cours de financement, consulter leurs caractéristiques (durée, taux, secteur, niveau de risque) et investir à partir de 20 euros. Avant de vous lancer, pensez à visualiser votre capacité d’épargne réelle pour calibrer votre engagement en toute connaissance de cause.
Conclusion
L’argent qui dort sur un compte courant n’est pas en sécurité. Il résiste aux crises à court terme, certes, mais il s’effrite face à l’inflation, lentement, sans bruit, sans que personne ne vous envoie de relevé pour vous le signaler. La première étape pour y remédier est souvent la plus simple : faire la distinction entre l’argent qui doit rester disponible à tout moment et celui qui peut être mis au travail.
Livret A et LDDS pour le socle de précaution. Financement participatif sur des projets agricoles et d’énergie renouvelable pour la diversification et l’impact. Sur MiiMOSA, chaque euro investi finance directement des agriculteurs et des porteurs de projets qui construisent la transition alimentaire et énergétique française, avec un taux de rendement qui n’a rien à envier à bien des placements classiques.
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