Romain Aubugeau
Il y a encore dix ans, soutenir la construction d’un méthaniseur agricole ou l’installation de panneaux solaires sur une exploitation était l’apanage des banques, des fonds d’investissement et des collectivités territoriales. Aujourd’hui, ce type de projet s’ouvre aux épargnants ordinaires, via les plateformes de financement participatif. Et ce que le grand public perçoit encore parfois comme un outil de collecte de dons pour des start-up tech n’a plus grand-chose à voir avec la réalité du marché en 2025.
Selon le baromètre annuel publié par Forvis Mazars et France FinTech, les énergies renouvelables représentent désormais plus de 20 % de la collecte globale du crowdfunding français, avec 358 millions d’euros levés en 2025, en hausse de 31 % en nombre de projets financés. Un secteur qui progresse à contre-courant d’un marché du financement participatif immobilier en difficulté, et qui attire un profil d’investisseurs de plus en plus exigeants sur le sens donné à leur épargne.
Ce que recouvre vraiment « investir dans les énergies renouvelables »
Quand on parle de financement participatif dans les énergies renouvelables, la réalité est plus diverse qu’on ne l’imagine. Les projets proposés aux investisseurs particuliers couvrent un spectre large : installations photovoltaïques sur hangars agricoles, unités de méthanisation collectives portées par des exploitants, chaufferies bois énergie au service d’une filière locale, ou encore petites centrales hydrauliques.
En 2025, sur le total des montants levés dans les énergies renouvelables via le crowdfunding, 70 % ont été orientés vers le solaire, le reste se répartissant entre l’éolien, la méthanisation, l’hydroélectricité et d’autres filières.
Ce qui distingue ces placements d’un simple produit financier vert, c’est leur ancrage territorial fort. Chaque projet a un nom, une adresse, un porteur, souvent un agriculteur, une coopérative, une PME rurale. L’investisseur sait où va son argent, et peut mesurer l’impact de sa contribution : hectares alimentés en biogaz, tonnes de CO₂ évitées, kilowattheures produits localement, équivalents foyers alimentés en énergies renouvelables.
Un rendement attractif, un risque à appréhender avec lucidité
Le rendement brut moyen du financement participatif dans les énergies renouvelables s’établit à 7,7 % en 2025, en légère hausse par rapport à l’année précédente, avec un taux de retards de moins de 6 mois inférieur à 2 % des projets.
Ces chiffres sont encourageants, mais ils ne doivent pas occulter la nature de ce type de placement : il s’agit d’un investissement en obligations ou en prêts participatifs, soumis à un risque de perte en capital et de liquidité. Avant d’investir, il est utile de bien comprendre la structure du projet, la solidité du porteur, et la durée d’immobilisation des fonds, généralement entre 2 et 5 ans.
Pour aller plus loin, notre guide sur comment calculer son budget avant d’investir offre une base solide pour comprendre comment répartir votre épargne ainsi que de savoir votre capacité d’épargne et d’investissment.
Plateforme de financement participatif d’énergies renouvelables : pourquoi MiiMOSA occupe une position singulière sur ce marché ?
Des plateformes comme Enerfip ou Lendosphere ont fait un travail remarquable pour démocratiser l’investissement dans les énergies renouvelables en France. Elles ciblent principalement des développeurs spécialisés dans l’énergie : grands opérateurs du photovoltaïque, promoteurs de parcs éoliens, sociétés de projet dédiées. C’est une approche qui répond à une demande réelle.
MiiMOSA prend un angle différent et complémentaire. Née en 2015 pour financer la transition agricole et alimentaire, la plateforme de financement participatif s’est progressivement positionnée sur le secteur des énergies renouvelables agricoles, avec le financement de projets d’agrivoltaïsme, de projets bois énergie et de méthanisation agricole. Ce n’est pas un repositionnement : c’est la continuité logique d’une mission centrée sur l’agriculture française et ses enjeux de souveraineté.
En 2026, MiiMOSA revendique 200 millions d’euros investis dans 8 000 projets, avec une communauté de 500 000 membres ce qui en fait la première plateforme de financement participatif orientée agriculture et énergies renouvelables sur exploitations agricoles.
Bon à savoir : La plateforme est agréée Prestataire de Services de Financement Participatif par l’Autorité des Marchés Financiers.
Ce qui différencie concrètement l’expérience MiiMOSA sur les projets d’énergies renouvelables, c’est la dimension agricole de chaque dossier. Quand un éleveur breton installe un méthaniseur pour valoriser les effluents de son exploitation, ou qu’un viticulteur drômois finance des panneaux solaires sur ses hangars, le projet porte une double logique : économique et écologique, énergétique et agricole. L’investisseur ne finance pas un actif abstrait ; il soutient un modèle de ferme plus résiliente, qui produit de l’énergie comme elle produit des légumes ou du lait. L’investisseur finance à la fois la diversification des activités des exploitations mais aussi le maintien de notre souveraineté énergétique.
MiiMOSA se définit elle-même comme la première plateforme de financement en Europe dédiée à la transition agricole et alimentaire, et c’est précisément cette spécialisation qui lui confère une légitimité particulière sur les projets d’énergie renouvelable à ancrage agricole.
Trois typologies de projets à connaître
- La méthanisation collective : plusieurs exploitations agricoles d’un même bassin versant s’associent pour créer une unité de valorisation de la biomasse. Le biométhane produit est injecté dans le réseau de gaz local, générant des revenus stables sur le long terme. Ces projets offrent une bonne visibilité financière, adossée à des contrats d’achat sécurisés.
- Le photovoltaïque sur bâtiments agricoles : les dépenses d’énergie représentent en moyenne 10 à 30 % des charges d’une exploitation agricole, ce qui fait du solaire un levier d’autonomie économique autant qu’écologique. En finançant l’installation de panneaux sur un hangar ou une serre, l’investisseur contribue directement à la résilience d’une ferme.
- Le bois énergie : moins médiatisée que le solaire, la filière bois énergie représente pourtant une source renouvelable mature, ancrée dans les territoires ruraux français et génératrice d’emplois non délocalisables.
Comment commencer à investir ?
La démarche est accessible. MiiMOSA permet d’investir à partir de 50 euros, sur des projets sélectionnés et documentés, avec des fiches détaillées sur chaque porteur, la nature du projet, les garanties associées et le calendrier de remboursement. La plateforme accompagne l’investisseur dans sa prise de décision, sans jargon inutile (FICI, points clés, points de vigilance, etc.).
Investir dans la transition énergétique par le crowdlending, c’est choisir de savoir où va son argent et de qui il soutient. Pour ceux qui cherchent à donner du sens à leur épargne sans renoncer à un rendement raisonnable, les projets énergies renouvelables disponibles sur MiiMOSA constituent un terrain d’exploration sérieux.



