Signer son premier CDI est souvent vécu comme une étape clé : stabilité, premier vrai salaire, nouveaux projets. Pourtant, cette période charnière est aussi celle où de nombreuses erreurs financières sont commises, souvent par manque d’information ou par excès de confiance. Sans être dramatiques à court terme, ces choix peuvent freiner durablement la constitution d’une épargne et d’un patrimoine.

Voici les 9 erreurs financières les plus fréquentes chez les jeunes actifs après leur premier CDI, et surtout comment les éviter pour poser des bases solides dès le début de sa vie professionnelle.

1. Augmenter son niveau de vie aussi vite que son salaire

C’est l’une des erreurs les plus répandues. Dès la réception du premier salaire, les dépenses augmentent : logement plus grand, sorties plus fréquentes, abonnements multiples, voyages.

Ce phénomène, appelé inflation du style de vie, empêche souvent toute capacité d’épargne durable. Or, les premières années de vie active sont celles où il est le plus facile de mettre de l’argent de côté, avant l’arrivée de charges plus lourdes.

Bonne pratique : conserver volontairement un niveau de vie proche de celui d’avant le CDI pendant quelques mois afin de dégager une capacité d’épargne stable.

2. Laisser son argent dormir sur un compte courant

Parallèlement, après un premier CDI, beaucoup de jeunes actifs accumulent plusieurs milliers d’euros sur leur compte courant, sans stratégie précise. Ce réflexe rassurant est pourtant coûteux.

Avec l’inflation, l’argent non placé perd mécaniquement de la valeur. Un compte courant ne génère aucun rendement et n’offre aucune protection contre l’érosion monétaire.

Bonne pratique : conserver uniquement une trésorerie de court terme (mensuel) sur le compte courant et orienter le surplus vers des supports d’épargne ou d’investissement adaptés (en privilégiant en priorité une épargne de précaution telle que le livret A).

3. Confondre épargne de précaution et épargne de projet

Autre erreur classique : mettre toute son épargne au même endroit, sans distinction d’objectif. Pourtant, toutes les sommes mises de côté n’ont pas la même fonction.

  • L’épargne de précaution sert à faire face aux imprévus (frais médicaux, électroménager à changer, chômage, etc.) .
  • L’épargne de projet finance des objectifs identifiés (voyage, achat immobilier, investissement).

Ne pas distinguer ces deux poches peut conduire à mobiliser des fonds au mauvais moment ou à renoncer à investir par peur de manquer de liquidités.

Bonne pratique : segmenter son épargne selon ses horizons de temps et ses objectifs.

4. Attendre de « mieux gagner sa vie » pour investir

Beaucoup de jeunes actifs pensent que l’investissement est réservé à des profils plus âgés ou à des revenus élevés. Cette croyance retarde souvent le passage à l’action de plusieurs années.

Or, le principal atout d’un jeune investisseur n’est pas le montant investi, mais le temps. Commencer tôt permet de lisser les risques et de profiter pleinement des effets du long terme.

Bonne pratique : débuter progressivement, même avec de petits montants, pour se familiariser avec l’investissement. Sur MiiMOSA, vous pouvez par exemple investir dès 100€ sur un projet durable. 

5. Ne pas automatiser son épargne

Épargner « s’il reste de l’argent à la fin du mois » fonctionne rarement. Sans automatisation, l’épargne devient variable, irrégulière, voire inexistante.

Cette absence de discipline est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux jeunes actifs peinent à se constituer un capital, malgré un salaire stable.

Bonne pratique : mettre en place des virements automatiques dès la réception du salaire, même pour des montants modestes ou bien faire le choix de virer manuellement son épargne sur un livret en début de mois.

6. Se focaliser uniquement sur le rendement

À l’heure des réseaux sociaux et des promesses de gains rapides, certains jeunes investisseurs recherchent avant tout le rendement le plus élevé possible.

Cette approche conduit souvent à sous-estimer les risques, à mal comprendre les produits financiers ou à investir sans cohérence globale. investir à +20% par jour ou mois n’existe pas ou, du moins, pas sans risque de perte élevé.

Bonne pratique : privilégier une vision équilibrée intégrant rendement, niveau de risque, durée de placement et compréhension du support.

 

7. Ne pas diversifier ses placements

Concentrer toute son épargne sur un seul support est une erreur fréquente chez les jeunes actifs débutants. Cette stratégie expose inutilement à des risques évitables.

La diversification permet de répartir les risques entre différents types de placements, secteurs et horizons temporels.

Bonne pratique : combiner plusieurs solutions d’épargne et d’investissement, en fonction de ses objectifs et de son profil. De notre côté, nous recommandons de partir sur un ou deux livrets réglementés (Livret A, LDDS) et plusieurs investissements à part égales pour diluer le risque. 

 

8. Ne pas chercher à comprendre où va son argent

Investir sans comprendre le fonctionnement d’un produit ou l’usage réel de son argent est une erreur courante. Elle peut générer de la méfiance, de la frustration et des décisions précipitées.

À l’inverse, comprendre les mécanismes et les projets financés permet de gagner en confiance et de s’inscrire dans une démarche plus durable.

Bonne pratique : privilégier des solutions transparentes, pédagogiques et accessibles, notamment dans l’investissement à impact.

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9. Reporter indéfiniment les décisions financières importantes

Enfin, beaucoup de jeunes actifs repoussent les décisions liées à l’épargne et à l’investissement, par manque de temps ou par crainte de se tromper.

Ce report permanent a un coût invisible mais réel : chaque année sans stratégie financière est une année perdue pour la constitution d’un capital.

Bonne pratique : accepter de commencer imparfaitement et ajuster sa stratégie au fil du temps.

 

Premier CDI : poser les bases d’une stratégie financière durable

Les premières années de vie active sont déterminantes. Sans nécessiter une expertise financière poussée, elles permettent de mettre en place des habitudes simples : épargner régulièrement, diversifier ses placements et donner du sens à son argent.

Aujourd’hui, certaines solutions d’investissement participatif permettent aux jeunes actifs de commencer progressivement, tout en soutenant des projets concrets dans des secteurs essentiels comme l’agriculture et la transition écologique.

En évitant ces erreurs financières courantes après un premier CDI, il devient possible de transformer cette étape professionnelle en véritable levier pour l’avenir.