Romain Aubugeau
Investir dans l’économie réelle : le choix du sens et de la performance
Agriculture, énergies renouvelables, souveraineté alimentaire : pendant que votre épargne dort sur un Livret A à 1,5 %, des pans entiers de l’économie française ont besoin de capitaux et offrent des rendements qui méritent attention.
Il y a quelque chose d’un peu absurde dans la situation de l’épargnant français en 2026. D’un côté, les ménages n’ont jamais autant mis d’argent de côté : le taux d’épargne a atteint 18,8 % du revenu disponible brut au premier trimestre 2025, un niveau sans précédent depuis 1981 hors période Covid, selon l’INSEE. De l’autre, cet argent s’accumule massivement sur des livrets réglementés dont la rémunération s’est effondrée : le Livret A est tombé à 1,5 % depuis le 1er février 2026, après avoir été encore à 3 % début 2024.
La question n’est donc plus de savoir si les Français savent épargner, elle est de savoir ce que leur épargne finance réellement et si ce financement leur ressemble.
Le grand malentendu de la finance « sans risque »
Placer son argent sur un livret réglementé ou dans un fonds en euros d’assurance vie, c’est souvent perçu comme la voie raisonnable : du capital garanti, de la liquidité, et la tranquillité d’esprit. Mais cette tranquillité a un coût que l’on sous-estime systématiquement.
Avec une inflation estimée à environ 1 % en 2025 par l’INSEE et un Livret A à 1,5 %, le rendement réel après impôts et inflation d’un placement « sans risque » devient anémique quand il n’est pas négatif en termes de pouvoir d’achat patrimonial. Les assureurs anticipent un rendement moyen des fonds euros autour de 2,5 % pour 2025, à comparer à une flat tax de 31,4 % pour les contrats récents.
Mais au-delà des chiffres, il y a une question plus fondamentale : où va réellement cet argent ? Qui finance-t-on, et pour quoi faire ? C’est précisément là que l’investissement dans l’économie réelle change la donne à la fois sur le plan du sens et sur celui de la performance.
L’économie réelle : une notion concrète, pas un slogan
Investir dans l’économie réelle, c’est flécher directement ses capitaux vers des entreprises, des exploitations, des projets qui produisent, transforment, construisent, cultivent. C’est financer une unité de méthanisation en Bretagne, une coopérative céréalière en Beauce, une ferme maraîchère en reconversion biologique ou un parc agrivoltaïque dans le Lot. C’est l’opposé d’un circuit financier opaque où votre livret transite par des obligations d’État ou des produits dérivés dont vous ignorez l’usage final.
Cette forme d’investissement a longtemps été réservée aux institutionnels et aux family offices. Le développement du financement participatif, et notamment du crowdlending, l’a démocratisée. Aujourd’hui, un investisseur individuel peut, depuis son ordinateur, prêter directement à un porteur de projet agricole, avec une visibilité totale sur l’utilisation des fonds, le profil de risque et le taux de rendement proposé.
La souveraineté française en jeu : un contexte qui change tout
Ce n’est pas un hasard si le terme « souveraineté » est revenu avec insistance dans le débat public français ces dernières années. En avril 2025, l’ancien Premier ministre François Bayrou le formulait clairement devant l’Assemblée nationale : « Il n’est pas de souveraineté sans souveraineté énergétique. » Sa feuille de route sur les dix ans à venir place la réduction de la dépendance aux énergies fossiles comme priorité stratégique absolue alors que la consommation finale d’énergie française reste composée à près de 60 % d’hydrocarbures importés.
Sur le plan alimentaire, le constat est tout aussi préoccupant. Selon FranceAgriMer, si la France est autosuffisante sur 19 filières, elle reste dépendante des importations sur des secteurs entiers : fruits, légumes, légumineuses. Le rapport gouvernemental sur la souveraineté agricole et alimentaire, publié en amont de la loi d’orientation agricole d’avril 2024, souligne une « très forte » dépendance aux intrants importés (engrais, protéines végétales, phytosanitaires) qui fragilise structurellement notre modèle agricole. Plus récemment, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat 2025-2030, publiée en février 2026, fixe un cap : réduire de 50 % les émissions du système alimentaire d’ici 2030, tout en garantissant la sécurité alimentaire pour tous.
La question n’est donc plus théorique. Elle est d’une actualité brûlante : financer l’agriculture française durable et la transition énergétique, c’est contribuer à résoudre deux des équations les plus critiques de notre décennie. Et pour un investisseur, c’est aussi identifier des secteurs en fort besoin de capitaux ce qui, économiquement, se traduit généralement par des conditions de rendement attractives.
Sens et performance : le faux dilemme
On a longtemps fait croire que l’investissement responsable impliquait un sacrifice financier, les données montrent le contraire.
Sur MiiMOSA, plateforme pionnière et référente en Europe pour le financement de la transition agricole et alimentaire depuis 2015, les projets de crowdlending affichent des rendements compris entre 4 % et 10 % selon les typologies de projets et les niveaux de risque associés, avec un rendement moyen observé autour de 6,5 % brut annuel.
- Pour des projets d’exploitations agricoles, les taux se situent entre 4 % et 7 %.
- Pour les énergies renouvelables, secteur en forte croissance depuis que l’éolien et le solaire ont généré 30 % de l’électricité européenne en 2025, dépassant pour la première fois les énergies fossiles, les rendements atteignent 6 % à 9 %.
À titre de comparaison : le Livret A est à 1,5 %, les fonds euros d’assurance vie oscillent autour de 2,5 %, et les comptes à terme pour des durées inférieures à deux ans offrent en moyenne 1,91 % pour les nouvelles ouvertures, selon la Banque de France. L’écart de rendement entre ces placements traditionnels et l’investissement dans l’économie réelle n’a jamais été aussi net. Et si ce différentiel intègre naturellement une prime de risque, tout investissement dans l’économie réelle comporte un risque de perte en capital, qu’il convient d’évaluer avec sérieux, il reflète aussi la réalité d’un accès direct à la création de valeur.
À lire aussi : Comprendre le crowdlending en agriculture et énergies renouvelables
MiiMOSA : quand l’investissement finance l’avenir de la France
Fondée en 2015, MiiMOSA est aujourd’hui bien plus qu’une plateforme de financement participatif. Avec 200 millions d’euros investis dans plus de 8 000 projets régénératifs et une communauté de 500 000 membres, elle est devenue un acteur structurant de la finance à impact en France et l’une des rares à avoir construit une offre d’investissement à destination aussi bien des particuliers que des investisseurs institutionnels, via son fonds de dette privée de 50 millions d’euros lancé en 2022.
La stratégie d’investissement proposée par MiiMOSA repose sur quatre piliers complémentaires :
- Les énergies renouvelables, pour accompagner la transition énergétique française et diversifier les revenus des exploitations agricoles notamment via l’agrivoltaïsme, qui permet de combiner production agricole et production d’énergie solaire sur une même parcelle.
- Les coopératives, PME et ETI agroalimentaires, acteurs clés de notre souveraineté alimentaire, qui portent une part croissante de la transformation et de la distribution des productions françaises.
- Les exploitations agricoles, du maraîcher bio au céréalier qui s’équipe, en passant par l’éleveur qui investit dans du matériel moins énergivore, autant de projets concrets qui renforcent le tissu productif local.
- Les startups agri-tech et food-tech, qui développent les solutions d’avenir : agriculture régénérative, réduction des intrants, traçabilité, circuits courts.
Ce que MiiMOSA apporte que les marchés financiers classiques ne peuvent pas offrir, c’est une lisibilité totale sur l’impact de chaque euro investi : des fiches projet détaillées, des indicateurs extra-financiers (émissions évitées, hectares préservés, emplois maintenus), et une sélection rigoureuse des dossiers en amont avec scoring financier et scoring d’impact systématiques.
Découvrir les projets en cours : miimosa.com/invest
Comment intégrer l’économie réelle dans une stratégie patrimoniale ?
Investir dans l’économie réelle ne suppose pas de renoncer à la diversification, bien au contraire.
Pour un investisseur aguerri, la logique est celle de la complémentarité : conserver une poche liquide sur des livrets réglementés (précaution, disponibilité), maintenir une exposition aux marchés via PEA ou assurance vie en unités de compte (dynamisme, liquidité), et allouer une part de son patrimoine à l’économie réelle (rendement bonifié, impact mesurable, décorrélation des marchés financiers).
La durée des projets sur MiiMOSA varie généralement de 12 à 72 mois, avec des remboursements périodiques en capital et intérêts qui permettent de gérer activement sa trésorerie investie. Les tickets d’entrée sont accessibles ce qui permet une diversification fine entre plusieurs projets, secteurs et zones géographiques.
Quelques principes à retenir pour investir efficacement dans l’économie réelle :
- Diversifier entre projets et typologies : ne pas concentrer son exposition sur un seul secteur ou un seul emprunteur.
- Lire attentivement les fiches de risque : chaque projet présente un profil de risque documenté, le risque de défaut est réel et doit être intégré dans le calcul de rendement net.
- Penser à la fiscalité : les intérêts perçus via le crowdlending sont soumis à la flat tax à 31,4 % (prélèvement forfaitaire unique). Le rendement brut affiché doit donc être corrigé pour obtenir le rendement net.
- Réinvestir régulièrement : l’effet de diversification dans le temps est aussi important que la diversification entre projets.
La question n’est plus « pourquoi », mais « comment »
Le débat sur l’intérêt de l’investissement dans l’économie réelle est, en réalité, déjà tranché. Les chiffres de l’épargne française montrent un record historique d’argent mis de côté mais une grande part de cet argent est mal orientée, peu rémunérée, et déconnectée des besoins réels de l’économie productive.
Dans le même temps, la France a besoin, urgemment, de capitaux privés pour financer sa transition agricole, sa souveraineté alimentaire et sa transformation énergétique. Ce besoin de financement est une réalité documentée, quantifiée, adressée par les pouvoirs publics. Ce n’est pas un appel au mécénat : c’est une opportunité d’investissement structurelle, portée par des fondamentaux solides et un cadre réglementaire renforcé depuis 2024 pour les plateformes à impact environnemental et social.
Donner du sens à ses finances ne signifie pas sacrifier la performance. Cela signifie choisir où cette performance se crée et décider que ce peut être dans un champ de pommes de terres en Normandie, sur une exploitation viticole en Nouvelle-Aquitaine, ou dans une coopérative laitière du Massif central.
C’est exactement ce que permet MiiMOSA, et c’est précisément pour ça que le sujet mérite votre attention.
❓ FAQ : Questions fréquentes sur l’économies réelle et l’investissement
Qu’est-ce qu’investir dans l’économie réelle ?
Investir dans l’économie réelle consiste à placer directement ses capitaux dans des entreprises, exploitations ou projets qui produisent des biens et services concrets en opposition aux placements financiers abstraits (fonds, produits dérivés). En France, cela peut passer par le crowdlending, le capital-investissement ou des obligations émises par des PME et ETI.
Quel rendement peut-on attendre d’un investissement dans l’économie réelle ?
Les rendements varient selon les projets et les niveaux de risque. Sur MiiMOSA, ils se situent généralement entre 4 % et 10 % brut annuel selon la catégorie de projet. Ces rendements sont soumis à la flat tax à 30 % et comportent un risque de défaut à intégrer dans l’analyse.
Pourquoi investir dans l’agriculture française en 2026 ?
L’agriculture française fait face à des enjeux de souveraineté alimentaire, de transition agroécologique et de renouvellement des générations qui nécessitent des capitaux importants. Ces besoins de financement structurels créent des opportunités d’investissement réelles, avec un impact mesurable sur le tissu agricole local.
MiiMOSA est-elle une plateforme réglementée ?
Oui. MiiMOSA opère sous agrément de Prestataire de Services de Financement Participatif (PSFP), conformément au règlement européen entré en vigueur en 2023 et renforcé en 2024. Cet agrément garantit des obligations de transparence, de gestion des risques et de protection des investisseurs.
Comment investir dans l’économie réelle avec MiiMOSA ?
Il suffit de créer un compte sur miimosa.com/invest, de consulter les projets disponibles avec leurs fiches détaillées (présentation du porteur, plan de financement, scoring de risque, indicateurs d’impact), et d’investir à partir de quelques centaines d’euros. Les remboursements en capital et intérêts sont ensuite versés périodiquement selon le calendrier défini pour chaque projet.



