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	<title>Le blog MiiMOSA</title>
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	<description>Financer l’agriculture et l’alimentation de demain</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Oct 2026 13:09:59 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Le blog MiiMOSA</title>
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	<item>
		<title>Investir dans la distribution bio avec Marcel &#038; Fils</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/investir-distribution-bio-marcel-et-fils/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:02:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[MiiMOSA et vous]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Investir dans la distribution bio avec Marcel &#38; Fils Les magasins bio spécialisés ont augmenté leurs ventes de 8,5 % [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/investir-distribution-bio-marcel-et-fils/">Investir dans la distribution bio avec Marcel &#038; Fils</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1 data-lfile-container="55da60b2-7086-43f8-815e-1fc4d51e2953" data-pm-slice="1 1 []"><strong>Investir dans la distribution bio avec Marcel &amp; Fils</strong></h1>
<p data-lfile-container="55da60b2-7086-43f8-815e-1fc4d51e2953" data-pm-slice="1 1 []">Les magasins bio spécialisés ont augmenté leurs ventes de 8,5 % en 2025, selon l&rsquo;Observatoire publié par l&rsquo;Agence Bio en juin 2026. Après plusieurs années de crise, le circuit spécialisé redevient le moteur du marché. Marcel &amp; Fils, réseau de 68 magasins créé à Venelles (Bouches-du-Rhône) en 2008, ouvre une collecte en prêt rémunéré sur MiiMOSA : 1 000 000 € sur 60 mois, au taux d&rsquo;intérêt brut de 6 % par an. Pour un particulier, <strong>investir dans la distribution bio</strong> de cette façon revient à prêter directement à une entreprise, avec un remboursement mensuel du capital et des intérêts. L&rsquo;opération comporte aussi des risques, que la fiche projet détaille. Voici les éléments à connaître avant de décider.</p>
<h3 id="le-marché-bio-français-repart-porté-par-les-magasins-spécialisés">Le marché bio français repart, porté par les magasins spécialisés</h3>
<p>Le marché alimentaire bio a atteint 12,6 milliards d&rsquo;euros en 2025, en hausse de 3,6 % sur un an. En volume, la progression atteint 2 %, quand l&rsquo;ensemble de la consommation alimentaire n&rsquo;a gagné que 0,3 %. Le bio pèse désormais 5,8 % des achats alimentaires des ménages.</p>
<p>La reprise ne profite pas à tous les canaux de la même manière. Les chiffres 2025 de l&rsquo;Agence Bio dessinent une hiérarchie nette :</p>
<ul>
<li><strong>magasins bio spécialisés</strong> : +8,5 % ;</li>
<li>vente directe à la ferme : +3,8 % ;</li>
<li>artisans-commerçants : +1,4 % ;</li>
<li>grandes et moyennes surfaces : +1,2 %, première hausse depuis 2021.</li>
</ul>
<p>Le signal compte pour l&rsquo;amont agricole. Selon la même source, 72 % des produits bio consommés en France sont d&rsquo;origine française, et la part des importations est tombée à son plus bas niveau depuis 2017. Une enseigne qui s&rsquo;approvisionne auprès de producteurs régionaux contribue directement à ce mouvement. Pour mesurer le chemin parcouru depuis la crise, voir notre article sur <a href="https://blog.miimosa.com/aide-europeenne-agriculture-bio/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">le soutien européen aux agriculteurs bio</a>.</p>
<h3 id="marcel-fils-un-réseau-bâti-sur-le-bio-épicurien">Marcel &amp; Fils, un réseau bâti sur le « bio épicurien »</h3>
<h4 id="de-venelles-à-68-magasins">De Venelles à 68 magasins</h4>
<p>Emmanuel DUFOUR fonde Marcel &amp; Fils en 2008 autour d&rsquo;une idée simple : le bio doit d&rsquo;abord être un plaisir de table. Le premier magasin ouvre à Venelles, au nord d&rsquo;Aix-en-Provence. Dix-huit ans plus tard, le groupe compte 68 points de vente et revendique une place parmi les cinq premiers réseaux bio spécialisés en France.</p>
<p>La croissance a suivi deux voies. La première est organique : nouveaux magasins et nouvelles gammes, dont un rayon santé et naturopathie. La seconde passe par l&rsquo;intégration d&rsquo;enseignes aux engagements proches, comme Onalavie, La Vie Saine ou Bio &amp; Co. Le réseau, né dans le Sud-Est, s&rsquo;étend aujourd&rsquo;hui vers le Centre et le Nord-Est.</p>
<h4 id="des-rayons-traditionnels-et-des-producteurs-de-proximité">Des rayons traditionnels et des producteurs de proximité</h4>
<p>La singularité de l&rsquo;enseigne tient à ses métiers de bouche. Les magasins disposent de rayons à la coupe tenus par des professionnels : boucherie, fromagerie, traiteur. Des conseillers en naturopathie complètent l&rsquo;équipe. Le groupe met en avant plusieurs engagements :</p>
<ul>
<li>un approvisionnement en circuit court, fondé sur des partenariats directs avec des maraîchers et artisans régionaux ;</li>
<li>le respect des saisons et des savoir-faire traditionnels ;</li>
<li>la réduction du gaspillage, par le vrac et une logistique centralisée ;</li>
<li>le soutien aux filières bio françaises.</li>
</ul>
<p>Selon la fiche projet, l&rsquo;activité représente 800 emplois directs et indirects.</p>
<h3 id="à-quoi-servira-le-million-deuros-collecté">À quoi servira le million d&rsquo;euros collecté ?</h3>
<p>La collecte finance le plan d&rsquo;expansion du groupe. Son plan de financement est simple : le million d&rsquo;euros est entièrement levé sur MiiMOSA, sans subvention ni prêt bancaire associé à l&rsquo;opération. Les fonds serviront à trois chantiers :</p>
<ol>
<li><strong>Développer une offre sous marque propre</strong>, avec un savoir-faire maîtrisé en interne ;</li>
<li><strong>Renforcer l&rsquo;ancrage territorial</strong>, en consolidant les filières locales et les partenariats avec les producteurs ;</li>
<li><strong>Poursuivre la croissance du réseau</strong>, en enrichissant l&rsquo;expérience proposée en magasin.</li>
</ol>
<p>La marque propre est un levier classique de la distribution. Elle permet de mieux contrôler la qualité et les marges, et de fidéliser une clientèle qui reconnaît l&rsquo;enseigne au-delà de ses magasins.</p>
<h3 id="les-conditions-du-prêt-rémunéré-marcel-fils">Les conditions du prêt rémunéré Marcel &amp; Fils</h3>
<p>Le prêt rémunéré est un prêt consenti par des particuliers à une entreprise, via une plateforme agréée. L&rsquo;entreprise s&rsquo;engage à rembourser le capital et à verser des intérêts selon un échéancier fixé à l&rsquo;avance.</p>
<table>
<colgroup>
<col />
<col /></colgroup>
<tbody>
<tr>
<th colspan="1" rowspan="1">Caractéristique</th>
<th colspan="1" rowspan="1">Conditions</th>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Taux d&rsquo;intérêt</td>
<td colspan="1" rowspan="1">6,00 % brut par an</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Durée</td>
<td colspan="1" rowspan="1">60 mois</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Remboursement du capital</td>
<td colspan="1" rowspan="1">amortissement mensuel</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Versement des intérêts</td>
<td colspan="1" rowspan="1">mensuel</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Différé</td>
<td colspan="1" rowspan="1">aucun</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Rang de remboursement</td>
<td colspan="1" rowspan="1">senior</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Montant minimum</td>
<td colspan="1" rowspan="1">100 €</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L&rsquo;amortissement mensuel signifie que chaque échéance comprend une part de capital et une part d&rsquo;intérêts. Le capital prêté revient donc progressivement, dès le premier mois. Le rang senior place les prêteurs parmi les créanciers prioritaires en cas de difficulté, sans pour autant garantir le remboursement.</p>
<p>Côté fiscalité, les intérêts perçus par une personne physique sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % au 1er janvier 2026. Le détail figure dans notre guide sur <a href="https://blog.miimosa.com/frais-fiscalite-investissement-crowdlending/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">les frais et la fiscalité du crowdlending</a>. Un simulateur, disponible sur la page projet, calcule les intérêts bruts selon le montant investi.</p>
<h3 id="atouts-et-points-de-vigilance-lanalyse-miimosa">Atouts et points de vigilance : l&rsquo;analyse MiiMOSA</h3>
<p>Chaque projet publié sur MiiMOSA fait l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse financière, dont les conclusions sont rendues publiques sur la page de collecte. Pour Marcel &amp; Fils, l&rsquo;équipe relève plusieurs facteurs de succès :</p>
<ul>
<li>le soutien des actionnaires de référence et des partenaires bancaires du groupe ;</li>
<li>une croissance portée à la fois par l&rsquo;activité à périmètre constant et par des acquisitions ciblées ;</li>
<li>une trésorerie jugée solide ;</li>
<li>une taille critique qui place l&rsquo;enseigne dans le top 5 de la distribution bio spécialisée ;</li>
<li>un positionnement commercial différenciant.</li>
</ul>
<p>L&rsquo;analyse identifie aussi trois points de vigilance, à lire avec la même attention :</p>
<ul>
<li><strong>un risque de perte en capital et d&rsquo;illiquidité</strong>, propre à tout prêt participatif ;</li>
<li><strong>un endettement financier élevé</strong> ;</li>
<li><strong>un secteur très concurrentiel</strong>, exposé aux tensions inflationnistes.</li>
</ul>
<p>La distribution bio reste un marché disputé, où les grandes surfaces et les enseignes spécialisées se livrent une concurrence vive sur les prix. Un taux de 6 % rémunère ce risque : il ne l&rsquo;efface pas. Pour approfondir, notre article sur <a href="https://blog.miimosa.com/top-10-risques-prets-participatifs-alimentaires-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">les risques des prêts participatifs alimentaires</a> détaille les principaux scénarios.</p>
<h3 id="comment-investir-dans-marcel-fils-sur-miimosa">Comment investir dans Marcel &amp; Fils sur MiiMOSA ?</h3>
<p>L&rsquo;investissement se fait en ligne, en quelques étapes :</p>
<ol>
<li>créer son compte investisseur sur miimosa.com et répondre au test de connaissances prévu par la réglementation européenne ;</li>
<li>lire la fiche d&rsquo;informations clés sur l&rsquo;investissement, téléchargeable depuis la page projet ;</li>
<li>choisir son montant, à partir de 100 € ;</li>
<li>valider l&rsquo;investissement, en tenant compte du délai de réflexion de quatre jours dont disposent les investisseurs non avertis ;</li>
<li>percevoir chaque mois capital et intérêts, puis réinvestir ou retirer les sommes sans frais.</li>
</ol>
<p>Une règle de prudence s&rsquo;applique : n&rsquo;investir que des sommes dont on n&rsquo;a pas besoin à court terme, et répartir son épargne entre plusieurs projets et plusieurs supports. Notre article <a href="https://blog.miimosa.com/comment-preter-sur-miimosa/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Comment prêter sur MiiMOSA ?</a> reprend le fonctionnement pas à pas.</p>
<h2 id="faq-investir-dans-marcel-fils">FAQ : investir dans Marcel &amp; Fils</h2>
<p><strong>Comment investir dans Marcel &amp; Fils ?</strong></p>
<p>L&rsquo;investissement passe par la plateforme MiiMOSA, agréée par l&rsquo;AMF comme prestataire européen de services de financement participatif. Il suffit de créer un compte investisseur, de consulter la fiche d&rsquo;informations clés puis de choisir un montant à partir de 100 €. Le prêt court sur 60 mois au taux d&rsquo;intérêt brut de 6 % par an.</p>
<p><strong>Quel est le rendement du prêt Marcel &amp; Fils ?</strong></p>
<p>Le taux d&rsquo;intérêt est de 6 % brut par an, versé mensuellement avec une part du capital. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un engagement contractuel de l&#8217;emprunteur, pas d&rsquo;un rendement garanti. Les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026.</p>
<p><strong>Quels sont les risques d&rsquo;un prêt à un réseau de magasins bio ?</strong></p>
<p>Le principal risque est la perte de tout ou partie du capital si l&rsquo;entreprise rencontre des difficultés de remboursement. L&rsquo;analyse MiiMOSA signale aussi un endettement financier élevé et un secteur concurrentiel, exposé à l&rsquo;inflation. Les sommes prêtées ne peuvent pas être récupérées avant l&rsquo;échéance.</p>
<p><strong>Peut-on récupérer son argent avant la fin du prêt ?</strong></p>
<p>Non. Le prêt participatif est un placement illiquide : le capital est remboursé progressivement, chaque mois, pendant 60 mois. Il n&rsquo;existe pas de marché secondaire permettant de revendre sa créance.</p>
<p><strong>Pourquoi investir dans la distribution bio plutôt que dans une ferme ?</strong></p>
<p>Un réseau de distribution relie des dizaines de producteurs aux consommateurs. Financer son développement agit sur la demande adressée aux filières bio françaises, là où un prêt à une exploitation finance un outil de production précis. Les deux approches sont complémentaires dans un portefeuille diversifié.</p>
<p><strong>Le marché bio est-il en croissance en France ?</strong></p>
<p>Oui. Selon l&rsquo;Agence Bio, le marché alimentaire bio a progressé de 3,6 % en 2025, à 12,6 milliards d&rsquo;euros. Les magasins spécialisés affichent la plus forte hausse, à +8,5 %.</p>
<h2 id="conclusion-et-mentions-réglementaires">Conclusion et mentions réglementaires</h2>
<p>Le bio spécialisé a renoué avec la croissance, et Marcel &amp; Fils fait partie des réseaux qui en profitent. Sa collecte offre aux épargnants une manière concrète d&rsquo;investir dans la distribution bio : prêter à une entreprise identifiée, dont l&rsquo;activité, les projets et les fragilités sont exposés publiquement. Le taux de 6 % brut et le remboursement mensuel en font un placement lisible, à condition d&rsquo;en accepter le risque et l&rsquo;illiquidité.</p>
<p>Vous souhaitez soutenir la croissance d&rsquo;un réseau bio ancré dans les territoires ? <a href="https://miimosa.com/projects/financez-la-croissance-de-marcel-et-fils" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Découvrez le projet Marcel &amp; Fils sur MiiMOSA</a>, consultez la fiche d&rsquo;informations clés et simulez vos intérêts avant d&rsquo;investir.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Plaquette forestière : le bois énergie en circuit court</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/plaquette-forestiere-bois-energie-circuit-court/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 06:23:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[bois énergie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4547</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plaquette forestière : le bois énergie en circuit court Le bois reste la première énergie renouvelable consommée en France, loin [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/plaquette-forestiere-bois-energie-circuit-court/">Plaquette forestière : le bois énergie en circuit court</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 id="plaquette-forestière-le-bois-énergie-en-circuit-court" data-lfile-container="a634335f-de3a-4e8b-a3dd-a5d44f2bcfb2" data-pm-slice="1 1 []">Plaquette forestière : le bois énergie en circuit court</h1>
<p>Le bois reste la première énergie renouvelable consommée en France, loin devant l&rsquo;éolien et le solaire. En 2024, la biomasse solide a fourni 123 TWh, dont neuf dixièmes sous forme de chaleur (SDES, <em>Chiffres clés des énergies renouvelables</em>, édition 2025). Derrière ce total cohabitent deux mondes. D&rsquo;un côté, la bûche et le granulé des particuliers. De l&rsquo;autre, la <strong>plaquette forestière</strong>, ce bois déchiqueté qui alimente les chaufferies d&rsquo;hôpitaux, de lycées et de réseaux de chaleur. Moins visible, ce second circuit est sans doute le plus local de tout le système énergétique français : le combustible parcourt rarement plus d&rsquo;une centaine de kilomètres entre la forêt et la chaudière. Savoir comment il se fabrique, ce qu&rsquo;il coûte et qui le finance permet de comprendre où se joue une partie de la transition des territoires ruraux.</p>
<h2 id="quest-ce-que-la-plaquette-forestière">Qu&rsquo;est-ce que la plaquette forestière ?</h2>
<p>La plaquette forestière est un combustible obtenu par déchiquetage de bois issus de l&rsquo;exploitation et de l&rsquo;entretien des forêts : houppiers, produits d&rsquo;éclaircie, petits bois sans débouché en scierie ou en papeterie. Elle se distingue du granulé, fabriqué à partir de sciure compressée, et de la plaquette bocagère, tirée de l&rsquo;entretien des haies.</p>
<h3 id="de-la-coupe-à-la-chaudière">De la coupe à la chaudière</h3>
<p>La chaîne d&rsquo;approvisionnement suit des étapes immuables, et chacune pèse sur la qualité finale :</p>
<ol>
<li><strong>Abattage et débardage</strong> des bois en forêt, souvent dans des parcelles en pente et morcelées.</li>
<li><strong>Tri</strong> : les plus belles grumes partent vers la scierie, le reste est orienté vers l&rsquo;énergie.</li>
<li><strong>Séchage</strong> sur plateforme pendant plusieurs mois, car un bois fraîchement coupé contient une large part d&rsquo;eau qui réduit d&rsquo;autant l&rsquo;énergie livrée.</li>
<li><strong>Déchiquetage</strong> calibré selon la granulométrie demandée par la chaudière.</li>
<li><strong>Livraison</strong> par camion vers les silos des chaufferies, le plus souvent dans un rayon court.</li>
</ol>
<p>L&rsquo;humidité est le paramètre qui décide de tout. Une chaufferie achète des kilowattheures, pas des tonnes : un bois mal séché coûte plus cher à transporter et rapporte moins à la combustion.</p>
<h3 id="un-combustible-taillé-pour-le-collectif">Un combustible taillé pour le collectif</h3>
<p>La plaquette exige une chaudière automatique, un silo et un approvisionnement régulier, ce qui la réserve en pratique aux installations de moyenne et forte puissance. Ce segment progresse vite : selon le SDES, le secteur énergétique (réseaux de chaleur, cogénération) absorbait 22 % de la consommation de bois énergie en 2024, contre 8 % en 2013. Les ménages restent majoritaires, avec 62 % des volumes, mais la croissance se fait désormais du côté des chaufferies.</p>
<h2 id="pourquoi-le-circuit-court-change-léquation-du-bois-énergie">Pourquoi le circuit court change l&rsquo;équation du bois énergie ?</h2>
<p>Le <strong>bois énergie en circuit court</strong> désigne un approvisionnement où le bois est récolté, transformé et livré au sein d&rsquo;un même bassin, généralement à moins de 100 kilomètres. Ce modèle n&rsquo;a rien d&rsquo;un slogan : il découle de la nature même du produit.</p>
<ul>
<li><strong>Le transport pèse lourd.</strong> La plaquette est volumineuse pour l&rsquo;énergie qu&rsquo;elle contient. Chaque kilomètre supplémentaire dégrade la marge du fournisseur et le bilan carbone du chauffage.</li>
<li><strong>La valeur reste sur place.</strong> Bûcherons, chauffeurs, mécaniciens : ces emplois ne se délocalisent pas.</li>
<li><strong>La balance commerciale en profite.</strong> La France a enregistré en 2024 un déficit de 315 millions d&rsquo;euros sur le bois énergie, principalement à cause des importations de granulés (SDES). La plaquette, elle, est presque intégralement produite sur le territoire. Nous détaillions ce paradoxe dans notre analyse sur <a href="https://blog.miimosa.com/granule-de-bois-importation-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">l&rsquo;importation massive de granulés de bois</a>.</li>
<li><strong>La forêt est entretenue.</strong> La vente des petits bois finance des éclaircies qui, sans débouché, ne seraient pas réalisées.</li>
</ul>
<h3 id="une-ressource-abondante-mais-sous-pression">Une ressource abondante mais sous pression</h3>
<p>La forêt française couvre 17,6 millions d&rsquo;hectares, soit 32 % du territoire hexagonal et corse, et gagne en moyenne 90 000 hectares par an (IGN, inventaire forestier national, résultats 2025). Sa production biologique atteint 87,8 millions de m³ par an sur la période 2015-2023. Le même inventaire signale un retournement préoccupant : la mortalité des arbres s&rsquo;est établie à 16,7 millions de m³ par an, en hausse de 125 % par rapport à la décennie précédente. Sécheresses et scolytes multiplient les bois dépérissants, dont une partie ne trouve de valeur que dans l&rsquo;énergie.</p>
<p>La ressource n&rsquo;est pas illimitée pour autant. Dans le bilan du Fonds Chaleur 2025, l&rsquo;ADEME relève des tensions régionales sur la disponibilité de la plaquette et demande aux porteurs de chaufferies de diversifier leurs plans d&rsquo;approvisionnement. C&rsquo;est un argument de plus en faveur des fournisseurs qui maîtrisent leur ressource en amont plutôt que de l&rsquo;acheter au gré du marché.</p>
<h2 id="le-modèle-économique-dun-fournisseur-de-plaquettes-forestières">Le modèle économique d&rsquo;un fournisseur de plaquettes forestières</h2>
<p>Un exploitant forestier fournisseur de plaquettes achète du bois sur pied ou en bord de route, l&rsquo;exploite, le sèche, le transforme puis le livre sous contrat à des chaufferies. Son métier tient autant de la logistique que de la sylviculture, et sa principale contrainte est financière.</p>
<h3 id="un-besoin-de-trésorerie-structurel">Un besoin de trésorerie structurel</h3>
<p>Le bois est payé à l&rsquo;achat, mais il ne sera facturé qu&rsquo;après des mois de séchage et au rythme de consommation des chaudières, concentrée sur l&rsquo;hiver. Entre les deux, l&rsquo;entreprise porte un stock qui immobilise sa trésorerie. Plusieurs facteurs accentuent cette tension :</p>
<ul>
<li>la <strong>saisonnalité</strong> : les livraisons se concentrent d&rsquo;octobre à avril, alors que les chantiers forestiers dépendent de la météo et de l&rsquo;accès aux parcelles ;</li>
<li>la <strong>volatilité des prix</strong> : selon les indices du CEEB publiés en mai 2026, le prix de la plaquette fine (C1) a progressé de 8,8 % en un an au premier trimestre 2026, contre 0,7 % pour la granulométrie moyenne (C2) et 1,9 % pour la plus grossière (C3) ;</li>
<li>les <strong>opportunités d&rsquo;achat</strong>, qui ne se saisissent qu&rsquo;avec du comptant.</li>
</ul>
<p>Les banques financent volontiers un broyeur ou un camion. Un stock qui se renouvelle sans cesse et dont la valeur fluctue entre moins facilement dans leurs grilles.</p>
<h3 id="lexemple-des-alpes-de-haute-provence">L&rsquo;exemple des Alpes-de-Haute-Provence</h3>
<p>Le département illustre ces enjeux. Boisé à 62 %, il compte quelque 247 400 hectares de forêt répartis entre plus de 47 000 propriétaires privés, dont plus de la moitié possède moins d&rsquo;un hectare (<a href="https://paca.chambres-agriculture.fr/tous-les-dossiers/detail-du-dossier/la-foret-dans-les-alpes-de-haute-provence">Chambre d&rsquo;agriculture Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur</a>). En 2021, 45 % du bois récolté dans le département partait vers l&rsquo;énergie.</p>
<p>À Selonnet, Patrick BAYLE dirige l&rsquo;entreprise ETS BAYLE, quatrième génération d&rsquo;une famille de forestiers. La société transforme chaque année environ 40 000 tonnes de bois en plaquettes destinées aux chaufferies situées dans un rayon de 80 kilomètres, avec sa propre flotte de camions. Ses onze salariés entretiennent 8 000 hectares de forêt certifiée <a href="https://blog.miimosa.com/pefc-definition-certification-bois/">PEFC</a>, et l&rsquo;énergie livrée correspond aux besoins de chauffage d&rsquo;environ 9 000 foyers. Sa difficulté n&rsquo;est pas de trouver des clients, mais de constituer des stocks suffisants sans assécher sa trésorerie.</p>
<p>Le contexte régional pourrait changer la donne. L&rsquo;usine de pâte à papier Fibre Excellence de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, a été placée en liquidation le 29 juillet 2026, avec environ 270 emplois supprimés (Force Ouvrière, août 2026). Le site absorbait une part importante du bois de trituration du Sud-Est. Sa disparition devrait détendre les prix des bois et des prestations d&rsquo;exploitation dans la région, à condition, pour les fournisseurs de plaquettes, de disposer de la trésorerie nécessaire pour acheter au bon moment.</p>
<h2 id="investir-dans-le-bois-énergie-ce-que-permet-le-financement-participatif">Investir dans le bois énergie : ce que permet le financement participatif</h2>
<p>Investir dans le bois énergie par le prêt participatif consiste à prêter directement à une entreprise de la filière, qui rembourse capital et intérêts selon un échéancier fixé à l&rsquo;avance. L&rsquo;épargnant finance un actif tangible, sur un territoire identifié, et suit l&rsquo;usage précis des fonds.</p>
<p>Le cadre public plaide pour ce secteur. La troisième programmation pluriannuelle de l&rsquo;énergie, fixée par le décret du 12 février 2026, vise 297 TWh de chaleur renouvelable et de récupération en 2030, puis 328 à 421 TWh en 2035. En 2025, le Fonds Chaleur de l&rsquo;ADEME a engagé 801 millions d&rsquo;euros pour près de 1 200 installations, dont 155 millions pour des chaufferies biomasse ; la biomasse représente 52 % de la chaleur produite par ces projets. Chaque chaudière subventionnée devra être alimentée pendant vingt ans. Les fournisseurs de combustible, eux, ne bénéficient d&rsquo;aucun fonds équivalent pour leur stock.</p>
<h3 id="les-points-à-examiner-avant-de-prêter">Les points à examiner avant de prêter</h3>
<p>Avant d&rsquo;investir dans une entreprise de plaquettes forestières, plusieurs critères méritent attention :</p>
<ul>
<li><strong>la maîtrise de la ressource</strong> : surfaces gérées en propre, certification PEFC ou FSC, ancienneté des relations avec les propriétaires ;</li>
<li><strong>le portefeuille de clients</strong> : durée des contrats avec les chaufferies et indexation des prix sur les indices du CEEB ;</li>
<li><strong>le rayon logistique</strong>, qui conditionne la marge ;</li>
<li><strong>le niveau de besoin en fonds de roulement</strong> et sa saisonnalité ;</li>
<li><strong>les modalités du prêt</strong> : rang de la créance, amortissement mensuel ou in fine, existence d&rsquo;un différé ;</li>
<li><strong>la gouvernance</strong> et la préparation de la transmission dans les entreprises familiales.</li>
</ul>
<p>Sur MiiMOSA, les projets en prêt rémunéré affichent des taux compris entre 5 % et 10 % selon leur profil de risque. Le mécanisme est le même que pour <a href="https://blog.miimosa.com/crowdlending-agriculture-energie-renouvelable/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">ces agriculteurs qui produisent de l&rsquo;énergie grâce au crowdlending</a> : une collecte plafonnée, un remboursement mensuel, un impact mesuré en hectares entretenus, en emplois et en foyers chauffés. Pour une vue d&rsquo;ensemble des filières concernées, voir aussi notre dossier sur <a href="https://blog.miimosa.com/financement-participatif-energies-renouvelables-investir-projets-territoires/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">le financement participatif des énergies renouvelables dans les territoires</a>.</p>
<h2 id="faq-plaquette-forestière-et-bois-énergie">FAQ : plaquette forestière et bois énergie</h2>
<h3 id="quelle-est-la-différence-entre-plaquette-forestière-et-granulé-de-bois">Quelle est la différence entre plaquette forestière et granulé de bois ?</h3>
<p>La plaquette forestière est du bois déchiqueté issu directement de la forêt, peu transformé et destiné aux chaudières collectives de forte puissance. Le granulé est fabriqué à partir de sciure compressée, plus dense et plus homogène, et chauffe surtout des maisons individuelles. La plaquette est presque entièrement produite en France, alors que le granulé est en partie importé.</p>
<h3 id="la-plaquette-forestière-est-elle-une-énergie-écologique">La plaquette forestière est-elle une énergie écologique ?</h3>
<p>Elle l&rsquo;est lorsque trois conditions sont réunies : une forêt gérée durablement, un transport court et une chaudière performante équipée de filtres. Dans ce cas, le carbone émis à la combustion correspond à celui que la forêt recapte en se renouvelant. Le bilan se dégrade si le bois parcourt de longues distances ou si les prélèvements dépassent la capacité de régénération de la forêt.</p>
<h3 id="qui-utilise-des-plaquettes-forestières-en-france">Qui utilise des plaquettes forestières en France ?</h3>
<p>Les principaux consommateurs sont les réseaux de chaleur urbains, les établissements publics (hôpitaux, lycées, piscines), les industriels et certaines exploitations agricoles. Selon le SDES, le secteur énergétique représentait 22 % de la consommation de bois énergie en 2024.</p>
<h3 id="comment-investir-dans-le-bois-énergie">Comment investir dans le bois énergie ?</h3>
<p>Un particulier peut investir dans le bois énergie en prêtant à une entreprise de la filière via une plateforme de financement participatif agréée par l&rsquo;AMF. Il perçoit des intérêts et récupère son capital selon un échéancier défini. Ce type de placement se rattache aux <a href="https://blog.miimosa.com/investir-energies-renouvelables-2026/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">investissements dans les énergies renouvelables</a> avec un ancrage territorial direct.</p>
<h3 id="quels-sont-les-risques-dun-prêt-à-une-entreprise-du-bois-énergie">Quels sont les risques d&rsquo;un prêt à une entreprise du bois énergie ?</h3>
<p>Comme tout prêt à une entreprise, il expose à un risque de perte partielle ou totale du capital en cas de défaillance, et à un risque d&rsquo;illiquidité, puisque les fonds sont bloqués jusqu&rsquo;au terme. Dans le bois énergie, il faut aussi regarder la tension sur la trésorerie liée au stock, la dépendance à quelques gros clients et la transmission de l&rsquo;entreprise.</p>
<h2 id="conclusion">Pour conclure</h2>
<p>La plaquette forestière incarne ce que la transition énergétique a de plus concret : une ressource locale, des emplois non délocalisables, des forêts entretenues et des bâtiments chauffés sans fioul ni gaz. Ses acteurs, souvent des entreprises familiales installées depuis plusieurs générations, se heurtent pourtant à une contrainte que les politiques publiques ignorent : le financement du stock. Le bois énergie en circuit court a besoin de capitaux patients et proches du terrain.</p>
<p>Vous souhaitez placer une partie de votre épargne dans l&rsquo;agriculture, la forêt et l&rsquo;énergie produite en France ? <a href="https://miimosa.com/projects?type=lending" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Découvrez les projets en prêt rémunéré sur MiiMOSA</a> et choisissez les entreprises que vous financez.</p>
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		<title>PEFC : qu&#8217;est-ce que la certification du bois PEFC ?</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/pefc-definition-certification-bois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 06:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[bois énergie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4550</guid>

					<description><![CDATA[<p>PEFC : qu&#8217;est-ce que la certification du bois PEFC ? Le petit logo aux deux arbres stylisés figure sur des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 id="pefc-quest-ce-que-la-certification-du-bois-pefc" data-lfile-container="6fd9f389-0251-48c7-a7a0-df4aadd665a8" data-pm-slice="1 1 []">PEFC : qu&rsquo;est-ce que la certification du bois PEFC ?</h1>
<p>Le petit logo aux deux arbres stylisés figure sur des millions de produits : ramettes de papier, palettes, charpentes, sacs de granulés, meubles de jardin. Peu de consommateurs savent pourtant ce qu&rsquo;il garantit. Le <strong>PEFC</strong> est le premier système de certification forestière en France : selon PEFC France, 8,1 millions d&rsquo;hectares de forêts y sont engagés, dont 2,4 millions en Guyane, et 83 700 propriétaires y adhèrent (données au 30 juin 2026). Comprendre ce que recouvre la certification PEFC permet de mieux juger un produit en bois, mais aussi la solidité d&rsquo;une entreprise de la filière forêt-bois. Voici ce qu&rsquo;elle exige, ce qu&rsquo;elle contrôle, ses limites, et ce qui la distingue de son concurrent FSC.</p>
<h2 id="quest-ce-que-le-pefc">Qu&rsquo;est-ce que le PEFC ?</h2>
<p>Le PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification, programme de reconnaissance des certifications forestières) est un système international de certification de la gestion durable des forêts. Né en Europe à la fin des années 1990 à l&rsquo;initiative de propriétaires forestiers, il fédère aujourd&rsquo;hui des schémas nationaux adaptés à chaque pays.</p>
<p>En France, il est porté depuis 25 ans par l&rsquo;association PEFC France. Sa gouvernance repose sur trois collèges qui décident ensemble des règles :</p>
<ul>
<li>les <strong>propriétaires forestiers</strong>, publics et privés ;</li>
<li>les <strong>entreprises de la filière</strong> forêt-bois-papier, de l&rsquo;exploitant forestier au fabricant ;</li>
<li>les <strong>usagers de la forêt</strong> : associations environnementales, chasseurs, randonneurs, consommateurs.</li>
</ul>
<p>Cette composition est à la fois sa force et l&rsquo;objet des critiques qui lui sont adressées : le référentiel est négocié entre ceux qui produisent le bois et ceux qui veulent le protéger.</p>
<h3 id="le-pefc-dans-le-monde">Le PEFC dans le monde</h3>
<p>Selon les statistiques mondiales du PEFC arrêtées à décembre 2025, près de 296 millions d&rsquo;hectares de forêts sont certifiés dans plus de 80 pays. La France y occupe une place singulière : elle se classe au premier rang mondial pour le nombre de certificats de chaîne de contrôle, avec 2 110 certificats. Autrement dit, le tissu français d&rsquo;entreprises du bois est l&rsquo;un des plus engagés au monde dans la traçabilité.</p>
<h2 id="comment-fonctionne-la-certification-pefc">Comment fonctionne la certification PEFC ?</h2>
<p>La certification PEFC repose sur deux étages complémentaires. Le premier concerne la forêt elle-même, le second le bois une fois sorti de la forêt.</p>
<h3 id="la-certification-de-la-gestion-forestière">La certification de la gestion forestière</h3>
<p>Un propriétaire qui adhère au PEFC s&rsquo;engage à respecter un cahier des charges sur l&rsquo;ensemble de sa forêt : renouvellement des peuplements, protection des sols et de l&rsquo;eau, préservation de la biodiversité, sécurité des travailleurs. Le respect de ces règles est vérifié par des audits annuels de suivi, menés par des organismes certificateurs indépendants. Les petits propriétaires passent en général par une certification de groupe, portée par une entité régionale qui mutualise les contrôles.</p>
<p>Les forêts publiques sont largement couvertes : 100 % des forêts domaniales et 60 % des forêts des collectivités sont certifiées PEFC (PEFC France, 2026). La marge de progression se situe dans la forêt privée, qui représente 75 % de la surface boisée française et compte plus de 3,3 millions de propriétaires, souvent à la tête de petites parcelles (CNPF).</p>
<h3 id="la-chaîne-de-contrôle">La chaîne de contrôle</h3>
<p>La chaîne de contrôle garantit que le bois vendu comme certifié provient bien d&rsquo;une forêt certifiée. Chaque entreprise qui achète, transforme ou revend ce bois doit elle-même être certifiée, séparer physiquement les flux certifiés des autres et tenir une comptabilité matière. Si un seul maillon n&rsquo;est pas certifié, le produit final perd le droit au logo. PEFC France recense 3 200 entreprises certifiées en 2026.</p>
<h3 id="ce-que-garantit-le-logo">Ce que garantit le logo</h3>
<p>Le label apposé sur un produit n&rsquo;a pas toujours la même portée. PEFC France distingue quatre mentions :</p>
<ol>
<li><strong>« Certifié PEFC »</strong> : au moins 70 % de matière issue de forêts certifiées, le reste provenant de sources contrôlées.</li>
<li><strong>« Certifié PEFC » avec matière recyclée</strong> : au moins 70 % de matière certifiée ou recyclée.</li>
<li><strong>« PEFC Recyclé »</strong> : produit intégralement composé de matière recyclée.</li>
<li><strong>« Origine PEFC 100 % »</strong> : produit entièrement issu de forêts certifiées.</li>
</ol>
<p>La notion de « source contrôlée » ne signifie pas certifiée : elle exclut le bois illégal ou issu de zones controversées, sans imposer le cahier des charges complet.</p>
<h2 id="les-nouvelles-règles-pefc-ce-qui-a-changé-en-2025">Les nouvelles règles PEFC : ce qui a changé en 2025</h2>
<p>PEFC France a fait entrer en vigueur un nouveau référentiel de gestion forestière durable le 17 avril 2025, avec une période de transition qui s&rsquo;achève le 25 septembre 2026. Le texte regroupe plus de 100 exigences en 31 engagements. Les principales évolutions durcissent nettement le cadre :</p>
<ul>
<li><strong>coupes rases plafonnées</strong> à 5 hectares, et à 2 hectares sur les pentes de plus de 30 % ou dans les zones de forte sensibilité paysagère ; elles sont interdites dans les cœurs de parcs nationaux, les réserves naturelles et les bords de cours d&rsquo;eau ;</li>
<li><strong>herbicides de synthèse interdits</strong> ;</li>
<li><strong>arbres de biodiversité</strong> : au moins deux vieux arbres vivants et deux arbres morts conservés par hectare, un seuil doublé par rapport au référentiel précédent ;</li>
<li><strong>transformation des peuplements</strong> limitée à 5 hectares d&rsquo;un seul tenant, sauf justification documentée ;</li>
<li><strong>diversification des essences</strong> renforcée, pour préparer les forêts au changement climatique ;</li>
<li><strong>agroforesterie</strong> intégrée au périmètre de la certification.</li>
</ul>
<p>Ce resserrement répond à une urgence documentée. L&rsquo;inventaire forestier national de l&rsquo;IGN publié en octobre 2025 montre que la mortalité des arbres a atteint 16,7 millions de m³ par an sur 2015-2023, en hausse de 125 % par rapport à la décennie précédente, tandis que le puits de carbone forestier est tombé de 63 à 39 millions de tonnes de CO₂ par an. Une forêt diversifiée, riche en bois mort et peu perturbée par les grandes coupes résiste mieux aux sécheresses et aux ravageurs.</p>
<h2 id="pefc-ou-fsc-quelles-différences">PEFC ou FSC : quelles différences ?</h2>
<p>PEFC et FSC (Forest Stewardship Council) sont les deux grands systèmes de certification forestière. Ils partagent la même architecture, gestion forestière plus chaîne de contrôle, mais diffèrent sur plusieurs points.</p>
<table>
<colgroup>
<col />
<col />
<col /></colgroup>
<tbody>
<tr>
<th colspan="1" rowspan="1">Critère</th>
<th colspan="1" rowspan="1">PEFC</th>
<th colspan="1" rowspan="1">FSC</th>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Origine</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Propriétaires forestiers européens, fin des années 1990</td>
<td colspan="1" rowspan="1">ONG environnementales et industriels, 1993</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Logique</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Reconnaissance de schémas nationaux</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Référentiel international décliné par pays</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Surface certifiée en France métropolitaine</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Environ 5,7 millions d&rsquo;ha (PEFC France, juin 2026)</td>
<td colspan="1" rowspan="1">125 800 ha (FSC France, fin 2025)</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="1" rowspan="1">Public cible</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Large, adapté aux petites propriétés via la certification de groupe</td>
<td colspan="1" rowspan="1">Plutôt grandes propriétés, en forte croissance</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>En France, le PEFC domine très largement, car il a été conçu pour une forêt morcelée entre des centaines de milliers de propriétaires. Le FSC, réputé plus exigeant par plusieurs ONG, progresse vite : sa surface certifiée a doublé depuis 2020. La révision du référentiel PEFC de 2025 a d&rsquo;ailleurs réduit l&rsquo;écart sur des sujets comme les coupes rases ou les herbicides.</p>
<h2 id="les-limites-de-la-certification-pefc">Les limites de la certification PEFC</h2>
<p>La certification PEFC n&rsquo;est pas une garantie absolue, et il serait malhonnête de la présenter comme telle. Trois limites reviennent dans le débat public :</p>
<ul>
<li><strong>l&rsquo;engagement repose largement sur l&rsquo;autodéclaration</strong>, complétée par des audits par échantillonnage : toutes les parcelles ne sont pas visitées chaque année ;</li>
<li><strong>le logo « Certifié PEFC » tolère jusqu&rsquo;à 30 % de bois non certifié</strong>, issu de sources simplement contrôlées ;</li>
<li><strong>la forêt privée reste peu couverte</strong> : environ 2,4 millions d&rsquo;hectares certifiés fin 2024 selon PEFC France, pour un domaine privé bien plus vaste.</li>
</ul>
<p>Ces limites n&rsquo;annulent pas l&rsquo;intérêt du dispositif. Elles invitent à le considérer pour ce qu&rsquo;il est : un socle de bonnes pratiques vérifiables, qui élève le niveau moyen de gestion d&rsquo;une filière très fragmentée.</p>
<h2 id="ce-que-la-certification-dit-dune-entreprise-de-la-filière-bois">Ce que la certification dit d&rsquo;une entreprise de la filière bois</h2>
<p>Pour un exploitant forestier, une scierie ou un fournisseur de bois énergie, la certification PEFC n&rsquo;est pas un simple argument commercial. Elle conditionne l&rsquo;accès à de nombreux marchés : collectivités qui exigent du bois certifié dans leurs appels d&rsquo;offres, industriels engagés dans des démarches RSE, chaufferies qui doivent justifier de la durabilité de leur combustible.</p>
<p>Elle a aussi un coût. Respecter un plafond de coupe plus bas, conserver des arbres sans valeur marchande, renoncer aux herbicides, diversifier les plantations : chacune de ces règles allonge les cycles et immobilise du capital. La gestion durable d&rsquo;une forêt se finance sur des décennies, alors que les entreprises qui la pratiquent sont souvent des PME familiales, aux fonds propres limités.</p>
<p>C&rsquo;est là que se joue une part de la transition forestière française. Les critères qu&rsquo;un épargnant peut examiner avant de soutenir une entreprise de la filière se recoupent d&rsquo;ailleurs largement avec ceux de la certification :</p>
<ul>
<li>la forêt ou l&rsquo;approvisionnement est-il certifié PEFC ou FSC ?</li>
<li>l&rsquo;entreprise maîtrise-t-elle sa ressource sur la durée ?</li>
<li>ses débouchés sont-ils locaux et contractualisés ?</li>
<li>son impact est-il mesuré en hectares entretenus, en emplois et en carbone ?</li>
</ul>
<p>Un label, en somme, ne vaut que par la rigueur de ceux qui le portent. C&rsquo;est la même logique qui prévaut en finance avec le <a href="https://blog.miimosa.com/isr-un-label-pour-les-placements-responsables/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">label ISR pour les placements responsables</a> : un repère utile, qui ne dispense pas de regarder ce qu&rsquo;il y a derrière.</p>
<h2 id="faq-tout-savoir-sur-le-pefc">FAQ : tout savoir sur le PEFC</h2>
<h3 id="que-signifie-pefc">Que signifie PEFC ?</h3>
<p>PEFC signifie Programme for the Endorsement of Forest Certification, soit programme de reconnaissance des certifications forestières. C&rsquo;est un système international qui certifie la gestion durable des forêts et la traçabilité du bois, de la forêt jusqu&rsquo;au produit fini.</p>
<h3 id="un-produit-certifié-pefc-est-il-100-issu-de-forêts-certifiées">Un produit certifié PEFC est-il 100 % issu de forêts certifiées ?</h3>
<p>Pas forcément. La mention « Certifié PEFC » garantit au moins 70 % de matière issue de forêts certifiées, le reste provenant de sources contrôlées. Seule la mention « Origine PEFC 100 % » garantit un produit entièrement certifié.</p>
<h3 id="quelle-est-la-différence-entre-pefc-et-fsc">Quelle est la différence entre PEFC et FSC ?</h3>
<p>Les deux systèmes certifient la gestion forestière et la chaîne de contrôle. Le PEFC, issu des propriétaires forestiers, couvre environ 5,7 millions d&rsquo;hectares en France métropolitaine. Le FSC, créé avec des ONG environnementales, en couvre 125 800, mais progresse rapidement.</p>
<h3 id="le-bois-pefc-est-il-vraiment-écologique">Le bois PEFC est-il vraiment écologique ?</h3>
<p>Le bois PEFC provient de forêts soumises à des règles de gestion durable contrôlées par des auditeurs indépendants. Depuis 2025, ces règles limitent les coupes rases à 5 hectares, interdisent les herbicides et imposent des arbres morts et sénescents par hectare. Le contrôle se fait toutefois par échantillonnage, et une partie de la matière peut provenir de sources seulement contrôlées.</p>
<h3 id="comment-un-propriétaire-forestier-peut-il-obtenir-la-certification-pefc">Comment un propriétaire forestier peut-il obtenir la certification PEFC ?</h3>
<p>Il adhère à l&rsquo;entité PEFC de sa région, s&rsquo;engage par écrit à respecter le cahier des charges et accepte les audits. La plupart des propriétaires passent par une certification de groupe, plus simple et moins coûteuse qu&rsquo;une démarche individuelle.</p>
<h3 id="pourquoi-la-certification-pefc-compte-t-elle-pour-un-investisseur">Pourquoi la certification PEFC compte-t-elle pour un investisseur ?</h3>
<p>Pour une entreprise de la filière bois, la certification conditionne l&rsquo;accès à de nombreux marchés et atteste de pratiques vérifiées par un tiers. C&rsquo;est un indicateur parmi d&rsquo;autres de la solidité et de l&rsquo;impact d&rsquo;un projet forestier, à croiser avec sa situation financière et ses débouchés.</p>
<h2 id="conclusion">Conclusion</h2>
<p>Le PEFC n&rsquo;est ni un label parfait ni un simple autocollant marketing. C&rsquo;est un cadre négocié, contrôlé et récemment durci, qui couvre près d&rsquo;un tiers de la forêt métropolitaine et structure la traçabilité de toute une filière. Alors que les forêts françaises encaissent sécheresses et dépérissements, la certification PEFC pose une question qui dépasse le bois : qui finance, sur le long terme, ceux qui gèrent durablement nos ressources ?</p>
<p>Une partie de la réponse vient de l&rsquo;épargne des Français. Sur MiiMOSA, plus de 8 000 projets agricoles, alimentaires et énergétiques ont déjà été financés. <a href="https://miimosa.com/invest" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Découvrez comment investir dans l&rsquo;agriculture et la transition énergétique</a>.</p>
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		<title>Investissement responsable : pourquoi les jeunes y croient plus ?</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/investissement-responsable-jeunes-barometre-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Épargne]]></category>
		<category><![CDATA[Investir et Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Investir]]></category>
		<category><![CDATA[finance responsable]]></category>
		<category><![CDATA[étude IFOP]]></category>
		<category><![CDATA[IFOP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4540</guid>

					<description><![CDATA[<p>Investissement responsable : pourquoi les jeunes y croient plus ? Deux tiers des 18-24 ans pensent que leur épargne peut [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/investissement-responsable-jeunes-barometre-2026/">Investissement responsable : pourquoi les jeunes y croient plus ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 dir="ltr">Investissement responsable : pourquoi les jeunes y croient plus ?</h1>
<p dir="ltr">Deux tiers des 18-24 ans pensent que leur épargne peut changer quelque chose. Chez les plus de 65 ans, ils ne sont qu&rsquo;un tiers. Publié le 22 septembre 2026, le 9e baromètre « Les Français et la finance responsable » réalisé par l&rsquo;Ifop pour le Forum pour l&rsquo;Investissement Responsable (FIR) dessine une fracture générationnelle nette. L&rsquo;<strong>investissement responsable</strong> séduit d&rsquo;abord les jeunes épargnants, mais le marché peine à transformer cette conviction en placements. Seuls 14 % des épargnants français déclarent avoir déjà investi dans un produit responsable, un chiffre quasi figé d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre. Ce décalage entre l&rsquo;envie et le passage à l&rsquo;acte en dit long sur les limites de l&rsquo;offre actuelle, et sur ce que les jeunes générations attendent réellement de leur argent : de la preuve, pas des promesses.</p>
<h2 dir="ltr">Investissement responsable : ce que révèle le baromètre Ifop-FIR 2026</h2>
<p dir="ltr">L&rsquo;investissement responsable désigne l&rsquo;ensemble des placements qui intègrent, en plus du rendement financier, des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection des actifs. En France, il est principalement balisé par le label ISR, le label Greenfin et le label Finansol pour la finance solidaire.</p>
<p dir="ltr">L&rsquo;enquête a été menée en ligne du 26 au 31 août 2026 auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Elle rappelle d&rsquo;abord que la France reste un pays d&rsquo;épargnants : 87 % des sondés détiennent au moins un produit d&rsquo;épargne, et 52 % un produit autre qu&rsquo;un livret réglementé.</p>
<h3 dir="ltr">Des intentions stables, une pratique qui ne décolle pas</h3>
<p dir="ltr">Les grands indicateurs bougent peu. Voici les principaux enseignements de l&rsquo;édition 2026 :</p>
<ul dir="ltr">
<li><strong>52 %</strong> des Français jugent importants les impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions de placement, un niveau stable depuis 2024 ;</li>
<li><strong>47 %</strong> estiment que leurs placements peuvent avoir un impact réellement positif sur l&rsquo;environnement et la société ;</li>
<li><strong>14 %</strong> des épargnants ont déjà investi dans un produit responsable (21 % parmi ceux qui détiennent autre chose qu&rsquo;un livret) ;</li>
<li><strong>17 %</strong> seulement disent connaître l&rsquo;investissement responsable ;</li>
<li><strong>22 %</strong> ont entendu parler d&rsquo;au moins un label financier responsable, et 3 % citent spontanément le label ISR.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Le constat est sévère pour une filière qui communique depuis plus de dix ans. Novethic résumait le 25 septembre l&rsquo;enjeu en une formule : l&rsquo;investissement responsable « peine encore à se démarquer » chez les épargnants.</p>
<h3 dir="ltr">Le conseiller, levier numéro un</h3>
<p dir="ltr">Un chiffre éclaire pourtant la voie. Parmi les 16 % d&rsquo;épargnants à qui un conseiller a proposé un placement responsable, 62 % ont franchi le pas. À l&rsquo;inverse, 26 % de ceux qui n&rsquo;ont jamais été sollicités se disent prêts à investir. Le frein principal n&rsquo;est donc pas l&rsquo;adhésion, mais l&rsquo;absence de proposition concrète au moment où la décision se prend.</p>
<h2 dir="ltr">Les jeunes, moteurs de l&rsquo;épargne responsable</h2>
<p dir="ltr">La lecture par tranche d&rsquo;âge fait apparaître une pente régulière. Plus l&rsquo;épargnant est jeune, plus il accorde de poids aux impacts de son argent.</p>
<div dir="ltr">
<table>
<thead>
<tr>
<th scope="col">Tranche d&rsquo;âge</th>
<th scope="col">Impacts jugés importants dans le choix d&rsquo;un placement</th>
<th scope="col">Croit à l&rsquo;impact positif de son épargne</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>18-24 ans</td>
<td>68 %</td>
<td>65 %</td>
</tr>
<tr>
<td>25-34 ans</td>
<td>65 %</td>
<td>53 %</td>
</tr>
<tr>
<td>35-49 ans</td>
<td>53 %</td>
<td>51 %</td>
</tr>
<tr>
<td>50-64 ans</td>
<td>49 %</td>
<td>45 %</td>
</tr>
<tr>
<td>65 ans et plus</td>
<td>40 %</td>
<td>35 %</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p dir="ltr"><em>Source : Ifop pour le FIR, « Les Français et la finance responsable », septembre 2026.</em></p>
<h3 dir="ltr">Une disposition à investir deux fois plus forte</h3>
<p dir="ltr">L&rsquo;écart devient décisif quand on regarde l&rsquo;intention. Parmi les jeunes qui ne détiennent pas encore de placement responsable, 44 % des 18-24 ans et 39 % des 25-34 ans se disent prêts à en souscrire si on le leur propose, contre 26 % pour l&rsquo;ensemble des épargnants non sollicités. Pour les acteurs de l&rsquo;épargne, cette génération représente le principal gisement de croissance du secteur.</p>
<p dir="ltr">Cette appétence ne relève pas d&rsquo;une posture. Elle s&rsquo;inscrit dans des choix très tranchés sur ce qu&rsquo;une épargne responsable doit financer. Le photovoltaïque est jugé compatible avec l&rsquo;investissement responsable par 79 % des Français, loin devant le pétrole (24 %), le charbon (16 %) ou le tabac (10 %).</p>
<h3 dir="ltr">Des produits jeunesse qui ne trouvent pas leur public</h3>
<p dir="ltr">Le paradoxe tient à l&rsquo;offre. Les produits pensés pour cette cible peinent à s&rsquo;installer, relevaient Les Echos fin septembre. Le Plan d&rsquo;épargne avenir climat (PEAC), lancé le 1er juillet 2024, en est l&rsquo;illustration. Réservé aux moins de 21 ans, plafonné à 22 950 euros et exonéré d&rsquo;impôt sur les gains, il n&rsquo;accepte que des supports labellisés ISR ou Greenfin, selon le ministère de l&rsquo;Économie. Mais son horizon de blocage (jusqu&rsquo;à 18 ans, avec au moins cinq ans de détention) et le fait qu&rsquo;il repose sur des fonds cotés en limitent la lisibilité.</p>
<p dir="ltr">Pour mieux comprendre le fonctionnement de ce plan, notre dossier sur le <a href="https://blog.miimosa.com/peac-plan-epargne-avenir-climat/">Plan d&rsquo;Épargne Avenir Climat (PEAC)</a> détaille ses règles et ses limites.</p>
<h2 dir="ltr">Pourquoi la finance responsable peine à convaincre ?</h2>
<p dir="ltr">Trois freins ressortent des études publiées en septembre 2026.</p>
<ol dir="ltr">
<li><strong>Un impact difficile à percevoir.</strong> 57 % des épargnants jugent « neutre » l&rsquo;effet de leurs produits responsables sur l&rsquo;environnement et la société. Un fonds ISR composé de grandes capitalisations mondiales ne dit pas clairement à l&rsquo;épargnant ce que son argent finance.</li>
<li><strong>Une méconnaissance persistante.</strong> Le label ISR, créé en 2016 et réformé en 2024, reste confidentiel. Le baromètre Altaprofits-Ifop, publié le 23 septembre 2026, ajoute que 87 % des Français reconnaissent mal maîtriser la fiscalité de l&rsquo;épargne, alors que 76 % disent qu&rsquo;elle influence leurs choix.</li>
<li><strong>La crainte du greenwashing.</strong> Cette défiance varie selon les régions. Selon la même étude Altaprofits-Ifop, 34 % des Franciliens s&rsquo;en inquiètent, le taux le plus élevé du pays. Les Bretons, eux, sont 29 % à juger les critères responsables décisifs, contre 20 % au niveau national.</li>
</ol>
<p dir="ltr">Pour les épargnants qui veulent éviter les pièges, nous avons consacré un article complet à la manière d&rsquo;<a href="https://blog.miimosa.com/finance-responsable-comment-eviter-dinvestir-dans-le-greenwashing/">éviter d&rsquo;investir dans le greenwashing</a>.</p>
<h3 dir="ltr">L&rsquo;agriculture, angle mort de l&rsquo;épargne responsable</h3>
<p dir="ltr">Un détail du baromètre mérite l&rsquo;attention. Interrogés sur les enjeux prioritaires d&rsquo;un investisseur responsable, les Français placent la pollution (77 %), le climat (75 %) et les droits humains (73 %) en tête. L&rsquo;agroécologie n&rsquo;est citée que par 49 % d&rsquo;entre eux et la souveraineté économique par 29 %. Or l&rsquo;agriculture concentre une part majeure des défis climatiques, de la gestion de l&rsquo;eau et de la biodiversité en France. Ce décalage traduit moins un désintérêt qu&rsquo;une absence de produits qui rendent ce lien visible.</p>
<h2 dir="ltr">Donner une traçabilité à son épargne : l&rsquo;approche MiiMOSA</h2>
<p dir="ltr">Les jeunes épargnants ne demandent pas un label de plus. Ils veulent savoir où va leur argent. C&rsquo;est précisément la promesse du financement participatif agricole, qui permet de prêter directement à une exploitation, une coopérative ou un projet d&rsquo;énergie renouvelable identifié, avec un porteur de projet nommé et un territoire précis.</p>
<p dir="ltr">Depuis sa création, MiiMOSA a accompagné le financement de plus de 8 000 projets en France et en Belgique, pour plus de 200 millions d&rsquo;euros collectés auprès d&rsquo;une communauté de 500 000 membres. La plateforme est agréée par l&rsquo;AMF en tant que Prestataire européen de services de financement participatif (agrément FP-2024-5).</p>
<p dir="ltr">Concrètement, <a href="https://miimosa.com/invest">investir sur MiiMOSA</a> repose sur des principes simples :</p>
<ul dir="ltr">
<li><strong>un ticket d&rsquo;entrée accessible</strong>, dès 100 euros, compatible avec une première épargne de jeune actif ;</li>
<li><strong>un projet identifié</strong> : méthanisation, agrivoltaïsme, conversion en bio, atelier de transformation à la ferme ;</li>
<li><strong>une rémunération connue à l&rsquo;avance</strong>, entre 4 et 10 % brut par an selon la nature des projets affichés en septembre 2026 ;</li>
<li><strong>un suivi dans la durée</strong>, avec des nouvelles du porteur de projet jusqu&rsquo;au remboursement.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Cette logique répond directement aux attentes exprimées dans le baromètre : un impact lisible, un secteur jugé utile (les énergies renouvelables arrivent en tête des secteurs plébiscités) et une contribution à la souveraineté alimentaire et énergétique du pays. Pour aller plus loin, notre article sur les <a href="https://blog.miimosa.com/epargne-verte-placements-impact-en-france/">vrais placements à impact en France</a> compare les différentes options.</p>
<h2 dir="ltr">Comment passer de l&rsquo;intention à l&rsquo;investissement responsable quand on est jeune</h2>
<p dir="ltr">L&rsquo;enjeu, pour un épargnant de 20 ou 30 ans, consiste à construire une épargne cohérente sans sacrifier sa sécurité financière. Quelques étapes permettent de structurer la démarche :</p>
<ol dir="ltr">
<li><strong>Sécuriser une épargne de précaution</strong> sur un livret réglementé (Livret A, <a href="https://blog.miimosa.com/livret-ldd-plafond-et-taux-remuneration/">LDD</a>) avant toute prise de risque, l&rsquo;équivalent de trois à six mois de dépenses.</li>
<li><strong>Évaluer sa capacité d&rsquo;épargne mensuelle</strong>, par exemple avec le <strong><a href="https://decouverte.miimosa.com/fr/simulation-capacite-epargne">simulateur de capacité d&rsquo;épargne MiiMOSA</a></strong>.</li>
<li><strong>Diversifier les supports</strong> : un fonds labellisé ISR ou Greenfin pour l&rsquo;exposition aux marchés, une part en prêts participatifs pour l&rsquo;économie réelle.</li>
<li><strong>Lire la fiche projet</strong>, notamment la durée, la solidité financière du porteur et l&rsquo;usage précis des fonds.</li>
<li><strong>Intégrer la fiscalité</strong> : les intérêts perçus sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis janvier 2026.</li>
</ol>
<p dir="ltr">Les jeunes actifs trouveront des repères complémentaires dans notre guide <a href="https://blog.miimosa.com/comment-gerer-son-argent-quand-on-a-25-30-ans/">comment gérer son argent quand on a 25-30 ans</a>. Et pour découvrir les collectes ouvertes, rendez-vous sur la page des <a href="https://miimosa.com/invest"><strong>projets à financer sur MiiMOSA</strong></a>.</p>
<h2 dir="ltr">FAQ : les jeunes et l&rsquo;investissement responsable</h2>
<h3 dir="ltr">Les jeunes Français sont-ils plus intéressés par l&rsquo;investissement responsable ?</h3>
<p dir="ltr">Oui. Selon le baromètre Ifop pour le FIR publié en septembre 2026, 68 % des 18-24 ans jugent importants les impacts environnementaux et sociaux dans leurs placements, contre 52 % de l&rsquo;ensemble des Français et 40 % des plus de 65 ans. Ils sont aussi 65 % à croire que leur épargne peut avoir un impact positif, contre 47 % en moyenne.</p>
<h3 dir="ltr">Combien de Français ont déjà investi dans un placement responsable ?</h3>
<p dir="ltr">En 2026, 14 % des épargnants français déclarent avoir déjà investi dans un produit responsable. La proportion monte à 21 % chez ceux qui détiennent un placement autre qu&rsquo;un livret. Ce niveau est quasi stable par rapport à 2025.</p>
<h3 dir="ltr">Quels labels garantissent un investissement responsable en France ?</h3>
<p dir="ltr">Les trois principaux labels sont le label ISR (investissement socialement responsable), le label Greenfin, centré sur la transition écologique et qui exclut les énergies fossiles, et le label Finansol pour l&rsquo;épargne solidaire. Seuls 22 % des Français ont entendu parler d&rsquo;au moins un de ces labels.</p>
<h3 dir="ltr">Un jeune peut-il investir de façon responsable avec un petit budget ?</h3>
<p dir="ltr">Oui. Le financement participatif permet d&rsquo;investir dès 100 euros dans des projets identifiés. Sur MiiMOSA, les épargnants prêtent à des exploitations agricoles, des coopératives ou des projets d&rsquo;énergie renouvelable en France, avec une rémunération fixée dès le départ.</p>
<h3 dir="ltr">Investir de façon responsable réduit-il le rendement ?</h3>
<p dir="ltr">Pas nécessairement. Le rendement dépend du type de support, de sa durée et du risque accepté. Un prêt participatif agricole affiche un taux connu à l&rsquo;avance, mais il comporte un risque de perte en capital et d&rsquo;illiquidité qu&rsquo;il faut intégrer à sa stratégie.</p>
<h3 dir="ltr">Pourquoi l&rsquo;investissement responsable reste-t-il peu utilisé ?</h3>
<p dir="ltr">Principalement par manque de proposition et de lisibilité. Parmi les épargnants à qui un conseiller a présenté un produit responsable, 62 % ont investi. Mais seuls 16 % se sont vu faire une telle proposition, et 57 % jugent neutre l&rsquo;impact réel des produits existants.</p>
<h2 dir="ltr">Conclusion</h2>
<p dir="ltr">Le baromètre 2026 confirme un basculement générationnel : l&rsquo;investissement responsable n&rsquo;est plus une préoccupation marginale chez les moins de 35 ans, c&rsquo;est un critère de choix. Ce qui manque, c&rsquo;est une offre capable de rendre l&rsquo;impact visible et d&rsquo;aller chercher ces épargnants là où ils se trouvent. Les produits trop abstraits ou trop verrouillés ne suffiront pas à combler l&rsquo;écart entre intention et pratique.</p>
<p dir="ltr">Vous voulez que votre épargne finance une ferme, une unité de méthanisation ou une installation agrivoltaïque dont vous connaissez le nom ? <strong><a href="https://miimosa.com/invest">Découvrez les projets en cours de financement sur MiiMOSA</a> </strong>et rejoignez une communauté d&rsquo;investisseurs engagés pour la souveraineté alimentaire et énergétique française.</p>
<p dir="ltr"><strong>Ressources utiles :</strong></p>
<ul dir="ltr">
<li><a href="https://www.frenchsif.org/isr_esg/wp-content/uploads/20260922_resultatsIfop_presentation.pdf">Présentation Ifop-FIR 2026 (PDF)</a></li>
<li><a href="https://www.ifopgroup.com/article/les-francais-et-la-finance-responsable-3/">Ifop, Les Français et la finance responsable</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/investissement-responsable-jeunes-barometre-2026/">Investissement responsable : pourquoi les jeunes y croient plus ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
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		<title>Quelle pomme de terre choisir ? Le guide</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/quelle-pomme-de-terre-choisir-le-guide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 07:25:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle pomme de terre choisir ? Le guide par recette Une purée qui colle, des frites molles, une salade où [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/quelle-pomme-de-terre-choisir-le-guide/">Quelle pomme de terre choisir ? Le guide</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 dir="ltr">Quelle pomme de terre choisir ? Le guide par recette</h1>
<p dir="ltr">Une purée qui colle, des frites molles, une salade où les rondelles se délitent : dans la plupart des cas, la recette n&rsquo;y est pour rien. C&rsquo;est la variété qui ne convient pas. La pomme de terre est l&rsquo;un des légumes les plus consommés en France, et l&rsquo;un des plus mal choisis. Le pays en est pourtant l&rsquo;un des grands spécialistes mondiaux : il a exporté près de 3,8 millions de tonnes de pommes de terre sur la campagne 2024-2025, un record qui en fait le premier exportateur mondial de pommes de terre fraîches. Savoir <strong>quelle pomme de terre choisir</strong> selon l&rsquo;usage tient en quelques règles simples.</p>
<h2 dir="ltr">Chair ferme ou chair fondante : la seule distinction qui compte</h2>
<p dir="ltr">Toutes les pommes de terre n&rsquo;ont pas la même teneur en amidon ni la même tenue à la cuisson. C&rsquo;est ce critère, bien plus que la couleur de la peau, qui détermine leur usage.</p>
<p dir="ltr">On distingue deux grandes familles :</p>
<ul dir="ltr">
<li><strong>Les pommes de terre à chair ferme</strong> restent entières à la cuisson. Leur chair est dense, peu farineuse. Elles conviennent aux cuissons à l&rsquo;eau et à la vapeur, aux salades, aux poêlées et aux gratins où l&rsquo;on veut des tranches nettes.</li>
<li><strong>Les pommes de terre à chair tendre</strong>, dites aussi farineuses ou fondantes, se défont à la cuisson. Riches en amidon, elles donnent des purées onctueuses, des soupes veloutées et des frites croustillantes à l&rsquo;extérieur et moelleuses à cœur.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Entre les deux, des variétés dites polyvalentes s&rsquo;adaptent à la plupart des préparations, sans exceller dans aucune.</p>
<p dir="ltr">Depuis plusieurs années, les emballages vendus en grande surface indiquent l&rsquo;usage recommandé par un code couleur ou une mention (« vapeur », « purée », « frites », « four »). C&rsquo;est l&rsquo;information à regarder en priorité.</p>
<h2 dir="ltr">Le guide des variétés par recette</h2>
<h3 dir="ltr">Pour la vapeur, les salades et les poêlées</h3>
<p dir="ltr">Les variétés à chair ferme de référence sont la <strong>Charlotte</strong>, l&rsquo;<strong>Amandine</strong>, la <strong>Chérie</strong> à peau rouge et la <strong>Ratte</strong>, petite et allongée, au goût de noisette. Elles tiennent à la cuisson et gardent une texture fondante sans s&rsquo;écraser.</p>
<h3 dir="ltr">Pour la purée et les soupes</h3>
<p dir="ltr">La <strong>Bintje</strong>, variété historique, et l&rsquo;<strong>Agria</strong>, à chair jaune, se défont facilement et absorbent bien le beurre et le lait. La <strong>Manon</strong> est également appréciée pour les purées.</p>
<h3 dir="ltr">Pour les frites</h3>
<p dir="ltr">Les frites demandent une chair riche en matière sèche. La <strong>Bintje</strong> et l&rsquo;<strong>Agria</strong> restent les plus utilisées, en cuisine familiale comme dans l&rsquo;industrie.</p>
<h3 dir="ltr">Pour le four et les gratins</h3>
<p dir="ltr">Pour un gratin aux tranches bien dessinées, une chair ferme s&rsquo;impose. Pour une pomme de terre au four en robe des champs, une variété à chair tendre comme la <strong>Monalisa</strong>, polyvalente, donne une chair légère.</p>
<div dir="ltr">
<table>
<thead>
<tr>
<th scope="col">Préparation</th>
<th scope="col">Type de chair</th>
<th scope="col">Variétés courantes</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Vapeur, salade</td>
<td>Ferme</td>
<td>Charlotte, Amandine, Ratte</td>
</tr>
<tr>
<td>Poêlée, sautées</td>
<td>Ferme</td>
<td>Chérie, Charlotte</td>
</tr>
<tr>
<td>Purée, soupe</td>
<td>Tendre</td>
<td>Bintje, Agria, Manon</td>
</tr>
<tr>
<td>Frites</td>
<td>Tendre</td>
<td>Bintje, Agria</td>
</tr>
<tr>
<td>Gratin</td>
<td>Ferme</td>
<td>Charlotte, Amandine</td>
</tr>
<tr>
<td>Four</td>
<td>Polyvalente</td>
<td>Monalisa</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p dir="ltr">Deux appellations d&rsquo;origine protégée méritent enfin d&rsquo;être signalées : la <strong>pomme de terre de l&rsquo;île de Ré</strong> et la <strong>Béa du Roussillon</strong>, deux primeurs récoltées au printemps, à consommer rapidement.</p>
<h2 dir="ltr">Primeur ou de conservation, et comment les garder</h2>
<p dir="ltr">Une pomme de terre primeur est récoltée avant sa pleine maturité, au printemps et au début de l&rsquo;été. Sa peau est fine et s&rsquo;enlève d&rsquo;un frottement, sa chair est plus humide. Elle se conserve quelques jours seulement, au frais.</p>
<p dir="ltr">Les pommes de terre de conservation, récoltées à maturité à la fin de l&rsquo;été et à l&rsquo;automne, se gardent plusieurs mois si l&rsquo;on respecte trois règles :</p>
<ol dir="ltr">
<li><strong>À l&rsquo;obscurité</strong>, car la lumière fait verdir les tubercules. Les parties vertes contiennent de la solanine et doivent être retirées.</li>
<li><strong>Au frais mais hors du réfrigérateur</strong> : entre 6 et 10 °C environ. En dessous, une partie de l&rsquo;amidon se transforme en sucres, ce qui favorise la formation d&rsquo;acrylamide lors des cuissons à haute température.</li>
<li><strong>Dans un contenant qui respire</strong> : sac en toile, cagette, jamais de sac plastique fermé.</li>
</ol>
<p dir="ltr">Une pomme de terre qui germe légèrement reste consommable une fois les germes retirés. Ridée et molle, elle a perdu sa qualité. Ces gestes simples font partie de la lutte contre le <a href="https://blog.miimosa.com/gaspillage-alimentaire-29-septembre-defi-zero-dechet/">gaspillage alimentaire</a>, dont la pomme de terre est l&rsquo;une des premières victimes dans les foyers.</p>
<h2 dir="ltr">Une culture française de premier plan, et fragile</h2>
<p dir="ltr">La pomme de terre occupe une place à part dans l&rsquo;agriculture française. Selon le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT), les surfaces ont franchi les 197 000 hectares en 2025, en hausse de plus de 10 % sur un an. La production s&rsquo;élevait à 7,7 millions de tonnes en 2024, dont environ 45 % part à l&rsquo;export, principalement vers la Belgique, l&rsquo;Espagne et l&rsquo;Italie.</p>
<p dir="ltr">Cette puissance repose surtout sur les grandes exploitations des Hauts-de-France, tournées vers l&rsquo;industrie et l&rsquo;exportation. À l&rsquo;autre bout du spectre, des maraîchers diversifiés cultivent quelques variétés sur de petites surfaces, pour la vente directe. Leur pomme de terre voyage peu, se vend sur les marchés et à la ferme, et dépend d&rsquo;un accès à l&rsquo;eau de plus en plus incertain.</p>
<p dir="ltr">C&rsquo;est le cas de Kévin et Stéphanie, installés en maraîchage biologique à Allaire, dans le pays de Redon. Anciens informaticien et éducatrice, formés au maraîchage entre 2020 et 2025, ils cultivent pommes de terre, choux, carottes, poireaux, oignons et courges, qu&rsquo;ils vendent aux halles de Redon et à la ferme. En 2026, ils ont lancé une collecte en don avec contrepartie sur MiiMOSA pour financer l&rsquo;irrigation, des bassins de récupération d&rsquo;eau, des serres, un local de vente et la plantation d&rsquo;un verger bordé de haies bocagères. En échange, les contributeurs pouvaient visiter la ferme ou suivre des ateliers potager pour apprendre à cultiver leurs propres légumes.</p>
<p dir="ltr">Les besoins d&rsquo;équipement des jeunes maraîchers sont considérables, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;irrigation ou de <a href="https://blog.miimosa.com/financement-serre-maraichere-aides-crowdfunding/">serres maraîchères</a>. D&rsquo;autres producteurs lancent régulièrement des collectes pour y faire face, avec des légumes, des visites ou des ateliers en contrepartie : <strong><a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">&gt; découvrez les projets en cours de collecte en don avec contrepartie</a></strong>.</p>
<h2 dir="ltr">FAQ : quelle pomme de terre choisir ?</h2>
<h3 dir="ltr">Quelle pomme de terre choisir pour une purée ?</h3>
<p dir="ltr">Une variété à chair tendre, riche en amidon, comme la Bintje, l&rsquo;Agria ou la Manon. Elle se défait facilement et donne une purée onctueuse. Les variétés à chair ferme donnent au contraire une purée collante.</p>
<h3 dir="ltr">Quelle pomme de terre pour faire des frites ?</h3>
<p dir="ltr">La Bintje et l&rsquo;Agria sont les deux variétés de référence. Leur chair riche en matière sèche donne des frites croustillantes à l&rsquo;extérieur et moelleuses à l&rsquo;intérieur.</p>
<h3 dir="ltr">Quelle est la meilleure pomme de terre pour la salade ?</h3>
<p dir="ltr">Une variété à chair ferme, qui ne se délite pas à la cuisson : Charlotte, Amandine ou Ratte. Mieux vaut les cuire avec la peau pour qu&rsquo;elles gardent leur tenue.</p>
<h3 dir="ltr">Peut-on conserver les pommes de terre au réfrigérateur ?</h3>
<p dir="ltr">Ce n&rsquo;est pas recommandé. Le froid du réfrigérateur transforme une partie de l&rsquo;amidon en sucres, ce qui modifie le goût et favorise la formation d&rsquo;acrylamide lors d&rsquo;une cuisson à haute température. Un endroit frais, sombre et aéré convient mieux.</p>
<h3 dir="ltr">Pourquoi les pommes de terre deviennent-elles vertes ?</h3>
<p dir="ltr">Sous l&rsquo;effet de la lumière, elles produisent de la chlorophylle et de la solanine, une substance toxique à forte dose. Il suffit de retirer généreusement les parties vertes avant cuisson.</p>
<h2 dir="ltr">Conclusion</h2>
<p dir="ltr">Choisir la bonne pomme de terre, c&rsquo;est d&rsquo;abord choisir entre chair ferme et chair tendre, selon la recette. Le reste relève de la conservation : de l&rsquo;obscurité, de la fraîcheur, de l&rsquo;air. Derrière ce légume du quotidien se trouve une filière française de premier plan, mais aussi des maraîchers qui la cultivent à petite échelle pour les marchés de leur territoire, et qui ont besoin de soutien pour s&rsquo;équiper.</p>
<p dir="ltr">Envie de soutenir les maraîchers qui s&rsquo;installent près de chez vous ? Parcourez les <a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">collectes en don avec contrepartie ouvertes sur MiiMOSA</a> et découvrez ce qu&rsquo;ils proposent en échange.</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/quelle-pomme-de-terre-choisir-le-guide/">Quelle pomme de terre choisir ? Le guide</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
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		<title>Contribuer à un financement participatif : mode d&#8217;emploi</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/contribuer-financement-participatif-don-contrepartie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 08:04:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[don]]></category>
		<category><![CDATA[faire un don]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4531</guid>

					<description><![CDATA[<p>Contribuer à un financement participatif : mode d&#8217;emploi Payer aujourd&#8217;hui des fraises qui seront cueillies en mai prochain. Régler en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/contribuer-financement-participatif-don-contrepartie/">Contribuer à un financement participatif : mode d&#8217;emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 dir="ltr">Contribuer à un financement participatif : mode d&#8217;emploi</h1>
<p dir="ltr">Payer aujourd&rsquo;hui des fraises qui seront cueillies en mai prochain. Régler en septembre une farine qui sortira d&rsquo;un moulin pas encore installé. Vu de l&rsquo;extérieur, le geste peut surprendre. Pour un producteur, il change tout : il transforme une vente future en trésorerie immédiate, au moment précis où il faut acheter des plants, réparer un outil ou relancer une production. <strong>Contribuer à un financement participatif</strong> en don avec contrepartie ne relève ni de la charité ni de l&rsquo;achat classique. C&rsquo;est une forme de commande anticipée, avec ses règles, ses délais et ses garanties, qu&rsquo;il vaut mieux connaître avant de sortir sa carte bancaire.</p>
<h2 dir="ltr">Le don avec contrepartie, une commande anticipée</h2>
<p dir="ltr">Le don avec contrepartie est une contribution financière versée à un porteur de projet, en échange de laquelle le contributeur reçoit un bien ou un service : des produits, une visite, une expérience, un remerciement. La contrepartie n&rsquo;est pas un remboursement ni une rémunération. Elle est proportionnée au montant versé, mais n&rsquo;en constitue pas l&rsquo;équivalent exact : une partie de la somme finance le projet lui-même.</p>
<p dir="ltr">Trois modes de financement participatif coexistent, avec des logiques très différentes :</p>
<ul dir="ltr">
<li><strong>Le don avec contrepartie</strong> : le contributeur soutient un projet et reçoit des produits ou une expérience.</li>
<li><strong>La prévente</strong> : le contributeur achète un produit avant sa fabrication, à un prix défini.</li>
<li><strong>Le prêt rémunéré</strong> : l&rsquo;investisseur prête une somme qui lui est remboursée avec intérêts, sur une durée fixée.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Les deux premiers relèvent de la consommation engagée, le troisième de l&rsquo;épargne. Côté porteur de projet, la <a href="https://blog.miimosa.com/pourquoi-lancer-collecte-prevente/">prévente</a> et la <a href="https://blog.miimosa.com/cagnotte-financement-participatif-don-contrepartie-agriculteurs/">cagnotte en don avec contrepartie</a> répondent à des besoins distincts. Cet article adopte le point de vue inverse : celui de la personne qui contribue.</p>
<h2 dir="ltr">Pourquoi le moment compte autant pour une ferme</h2>
<p dir="ltr">L&rsquo;agriculture est une activité à cycle long. Les dépenses tombent au printemps (semences, plants, intrants), les recettes arrivent à la récolte, parfois des mois plus tard. Entre les deux, la trésorerie se tend. Une conserverie qui doit acheter son poisson pendant les trois mois de pêche pour vendre toute l&rsquo;année vit la même contrainte.</p>
<p dir="ltr">C&rsquo;est dans cette fenêtre que la contribution est la plus utile. Payer à l&rsquo;avance, c&rsquo;est prendre à sa charge une partie du besoin de trésorerie du producteur, sans intérêts ni garantie exigée.</p>
<p dir="ltr">Les circuits courts sont déjà une réalité pour une part importante des fermes françaises. Selon le recensement agricole 2020, exploité par l&rsquo;Insee en 2024, 23,1 % des exploitations de France métropolitaine vendent en circuit court, et cette proportion dépasse 70 % chez les maraîchers. Le don avec contrepartie prolonge cette relation directe en l&rsquo;avançant dans le temps.</p>
<h2 dir="ltr">Quatre projets, quatre façons de contribuer</h2>
<p dir="ltr">Les collectes menées sur MiiMOSA à l&rsquo;automne 2026 montrent la diversité des contreparties proposées.</p>
<p dir="ltr">À Vanault-le-Châtel, dans la Marne, Aline PISSOT et son mari Kévin exploitent 3 800 m² de serres et deux hectares d&rsquo;asperges. Pour convertir 750 m² de serres de la tomate vers la fraise, ils ont lancé une collecte dont les contreparties sont des barquettes de fraises et des bottes d&rsquo;asperges livrables en mai 2027, à retirer à la ferme. Le contributeur paie en automne une récolte de printemps.</p>
<p dir="ltr">À La Devise, en Charente-Maritime, Manon BRANGIER installe une ferme pédagogique produisant des œufs biologiques. Sa collecte finançait les poules, les poulaillers mobiles et le matériel d&rsquo;abreuvement. En échange : le parrainage d&rsquo;une poule, des boîtes de trente œufs ou une matinée à la ferme en famille.</p>
<p dir="ltr">À Allaire, en Bretagne, Kévin et Stéphanie, maraîchers bio fraîchement installés, cherchaient à financer l&rsquo;irrigation, des serres et un local de vente. Leurs contreparties allaient de la visite de la ferme à des formations au potager.</p>
<p dir="ltr">À Patrimonio, un collectif de vignerons corses a financé un moulin à meule de pierre pour transformer ses blés anciens. Les contreparties couvraient la farine, le pain, un dîner au restaurant du village et un séjour dans les vignes.</p>
<p dir="ltr">Ces collectes sont aujourd&rsquo;hui closes, mais d&rsquo;autres sont ouvertes chaque semaine : <strong><a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">découvrez les projets en cours de collecte en don avec contrepartie</a></strong>.</p>
<h2 dir="ltr">Comparer : AMAP, vente directe, prévente, don avec contrepartie</h2>
<div dir="ltr">
<table>
<thead>
<tr>
<th scope="col"></th>
<th scope="col">Engagement</th>
<th scope="col">Délai de livraison</th>
<th scope="col">Ce que finance le paiement</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Vente directe</td>
<td>Ponctuel</td>
<td>Immédiat</td>
<td>La production du moment</td>
</tr>
<tr>
<td>AMAP</td>
<td>Contrat de saison</td>
<td>Hebdomadaire</td>
<td>La saison à venir</td>
</tr>
<tr>
<td>Prévente</td>
<td>Ponctuel</td>
<td>Différé</td>
<td>Un produit défini</td>
</tr>
<tr>
<td>Don avec contrepartie</td>
<td>Ponctuel</td>
<td>Différé</td>
<td>Un projet précis (outil, bâtiment, relance)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p dir="ltr">La différence principale tient à la destination de l&rsquo;argent. En AMAP ou en vente directe, le paiement rémunère une production. En don avec contrepartie, il finance un investissement ou une relance, clairement décrit sur la page de collecte, souvent par paliers.</p>
<h2 dir="ltr">Ce qu&rsquo;il faut vérifier avant de contribuer</h2>
<p dir="ltr">Contribuer en confiance suppose de lire la page de collecte avec attention. Sur MiiMOSA, cinq points méritent d&rsquo;être vérifiés :</p>
<ol dir="ltr">
<li><strong>Le seuil de réussite.</strong> Si la collecte n&rsquo;atteint pas son objectif minimal, la contribution est intégralement remboursée, sans frais.</li>
<li><strong>Les frais.</strong> Des frais de service de 2 € TTC s&rsquo;appliquent à chaque contribution.</li>
<li><strong>La date de remise des contreparties.</strong> Elle peut se situer plusieurs mois après la fin de la collecte, en particulier pour les produits de saison.</li>
<li><strong>Le mode de remise.</strong> Certaines contreparties sont expédiées, d&rsquo;autres sont à retirer sur place. Un colis de fraises ne voyage pas.</li>
<li><strong>Les paliers.</strong> Ils indiquent ce que chaque niveau de financement permet de réaliser.</li>
</ol>
<p dir="ltr">Un point fiscal, enfin, souvent mal compris. De manière générale, une contribution en don avec contrepartie n&rsquo;est pas déductible des impôts. Elle ne l&rsquo;est que si le projet est porté par une association reconnue d&rsquo;intérêt général, ce qui est alors indiqué sur la collecte et donne lieu à un reçu fiscal. Les règles applicables sont détaillées dans notre article sur la <a href="https://blog.miimosa.com/defiscalisation-des-dons-a-une-association-comment-en-beneficier/">défiscalisation des dons à une association</a>.</p>
<h2 dir="ltr">Du don au prêt : quand l&rsquo;engagement devient épargne</h2>
<p dir="ltr">Beaucoup de contributeurs découvrent le financement agricole par une première collecte en don, souvent pour un producteur proche de chez eux. Certains poussent ensuite la logique plus loin : plutôt que d&rsquo;avancer une somme contre des produits, ils prêtent une partie de leur épargne à des exploitations ou des entreprises agroalimentaires, contre intérêts.</p>
<p dir="ltr">Sur MiiMOSA, ces prêts sont accessibles à partir de 100 €. Les taux varient selon la nature du projet et son niveau de risque. Comme tout investissement, le prêt participatif présente un risque de perte en capital et de liquidité, et suppose de diversifier ses placements. Pour mesurer la marche à franchir, on peut commencer par se demander <a href="https://blog.miimosa.com/combien-investir-pour-commencer-ticket-entree/">combien investir pour commencer</a>. <strong><a href="https://miimosa.com/invest">Découvrez les projets ouverts à l&rsquo;investissement</a></strong>.</p>
<h2 dir="ltr">FAQ : contribuer à une collecte en don avec contrepartie</h2>
<h3 dir="ltr">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un don avec contrepartie ?</h3>
<p dir="ltr">C&rsquo;est une contribution financière à un projet, en échange de laquelle le contributeur reçoit des produits, une expérience ou un remerciement. La contrepartie n&rsquo;est ni un remboursement ni un intérêt : une partie de la somme finance directement le projet.</p>
<h3 dir="ltr">Que se passe-t-il si la collecte n&rsquo;atteint pas son objectif ?</h3>
<p dir="ltr">Sur MiiMOSA, si le seuil de réussite n&rsquo;est pas atteint à la clôture, les contributions sont intégralement remboursées, sans frais. Le porteur de projet ne perçoit alors aucune somme.</p>
<h3 dir="ltr">Un don avec contrepartie est-il déductible des impôts ?</h3>
<p dir="ltr">En règle générale, non. Seuls les dons à des projets portés par une association reconnue d&rsquo;intérêt général ouvrent droit à une réduction d&rsquo;impôt, avec un reçu fiscal délivré par le porteur.</p>
<h3 dir="ltr">Quand reçoit-on sa contrepartie ?</h3>
<p dir="ltr">La date est indiquée sur chaque contrepartie. Elle dépend du projet : quelques semaines pour des produits déjà en stock, plusieurs mois pour une récolte à venir ou un équipement à installer.</p>
<h3 dir="ltr">Quelle différence entre un don avec contrepartie et un prêt participatif ?</h3>
<p dir="ltr">Le don avec contrepartie donne droit à des produits ou services, sans remboursement. Le prêt participatif est un placement : la somme prêtée est remboursée avec intérêts, avec un risque de perte en capital.</p>
<h2 dir="ltr">Conclusion</h2>
<p dir="ltr">Contribuer à un financement participatif en don avec contrepartie, c&rsquo;est accepter d&rsquo;attendre ses produits pour que le producteur n&rsquo;ait pas à attendre son argent. Le geste est simple, encadré, remboursé si le projet n&rsquo;aboutit pas, et il finance quelque chose de précis : une serre, un poulailler, un moulin. C&rsquo;est souvent aussi la première étape d&rsquo;une relation durable avec une ferme, et avec l&rsquo;agriculture qui nous nourrit.</p>
<p dir="ltr"><em>Envie de passer à l&rsquo;acte ? Parcourez les <a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">collectes en don avec contrepartie ouvertes sur MiiMOSA</a> et choisissez le projet que vous verrez grandir.</em></p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/contribuer-financement-participatif-don-contrepartie/">Contribuer à un financement participatif : mode d&#8217;emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
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		<title>Cadeau client de fin d&#8217;année : l&#8217;option producteur</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/cadeau-client-fin-annee-producteur-local/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 05:37:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Agritourisme]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[cadeaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4528</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cadeau client de fin d&#8217;année : l&#8217;option producteur Chaque automne, la même question revient dans les services achats, les directions [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 dir="ltr">Cadeau client de fin d&rsquo;année : l&rsquo;option producteur</h1>
<p dir="ltr">Chaque automne, la même question revient dans les services achats, les directions commerciales et les bureaux de CSE : que glisser dans le colis de fin d&rsquo;année ? Le coffret générique commandé sur catalogue a ses limites. Il se ressemble d&rsquo;une entreprise à l&rsquo;autre, se retrouve souvent sur le bureau d&rsquo;un collaborateur qui ne l&rsquo;ouvrira pas, et se prête mal à un récit d&rsquo;entreprise. Le <strong>cadeau client de fin d&rsquo;année</strong> acheté directement à un artisan ou à un producteur français raconte autre chose : il dit d&rsquo;où vient le produit, qui l&rsquo;a fabriqué, et ce que l&rsquo;achat a permis. Encore faut-il s&rsquo;y prendre au bon moment et connaître les règles fiscales qui encadrent ces dépenses.</p>
<h2 dir="ltr">Pourquoi le coffret générique perd du terrain ?</h2>
<p dir="ltr">Un cadeau d&rsquo;affaires est un bien offert par une entreprise à un tiers (client, prospect, partenaire, fournisseur) dans l&rsquo;intérêt de son activité. Sa fonction est relationnelle : il entretient un lien, marque une attention, rappelle un nom en fin d&rsquo;exercice.</p>
<p dir="ltr">Or l&rsquo;effet d&rsquo;un cadeau tient moins à sa valeur qu&rsquo;à sa singularité. Un pot de rillettes de thon fabriqué à Lège-Cap Ferret avec du poisson débarqué dans les criées de l&rsquo;Atlantique se raconte en une phrase. Une boîte de chocolats sans provenance lisible ne se raconte pas du tout.</p>
<p dir="ltr">Trois évolutions expliquent le glissement vers les produits de producteurs :</p>
<ul dir="ltr">
<li><strong>La cohérence RSE</strong> : une entreprise qui communique sur ses engagements territoriaux peut difficilement offrir des produits importés sans origine identifiable.</li>
<li><strong>La traçabilité</strong> : le destinataire sait désormais lire une étiquette, et attend une origine claire.</li>
<li><strong>Le récit</strong> : un cadeau accompagné de l&rsquo;histoire de celui qui l&rsquo;a produit prolonge la relation au-delà du déballage.</li>
</ul>
<p dir="ltr">Pour les entreprises qui structurent déjà leurs engagements, le sujet rejoint une réflexion plus large sur la manière d&rsquo;<a href="https://blog.miimosa.com/strategie-rse-integrer-agriculture/">intégrer l&rsquo;agriculture dans une stratégie RSE</a>.</p>
<h2 dir="ltr">Cadeaux d&rsquo;affaires et colis CSE : ce que dit la règle en 2026</h2>
<p dir="ltr">Avant de commander, deux cadres fiscaux distincts méritent d&rsquo;être connus. Ils ne concernent pas les mêmes destinataires.</p>
<h3 dir="ltr">Les cadeaux aux clients et partenaires</h3>
<p dir="ltr">Les cadeaux d&rsquo;affaires sont déductibles du résultat imposable dès lors qu&rsquo;ils sont engagés dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;entreprise et que leur montant n&rsquo;est pas excessif. La TVA, elle, n&rsquo;est récupérable que pour les biens de très faible valeur : le seuil est fixé à <strong>73 € TTC par bénéficiaire et par année civile</strong> depuis un arrêté du 9 juin 2021, toujours en vigueur en 2026. Ce plafond inclut l&#8217;emballage, le marquage et les frais d&rsquo;expédition. S&rsquo;il est dépassé, c&rsquo;est l&rsquo;intégralité de la TVA qui devient non récupérable.</p>
<p dir="ltr">Au-delà d&rsquo;un certain volume annuel de cadeaux, l&rsquo;entreprise doit également les déclarer dans le relevé détaillé des frais généraux (formulaire 2067). Le cabinet comptable reste le bon interlocuteur pour ces arbitrages.</p>
<h3 dir="ltr">Les cadeaux aux salariés via le CSE</h3>
<p dir="ltr">Pour les salariés, la logique est sociale. L&rsquo;Urssaf tolère l&rsquo;exonération de cotisations lorsque le montant des cadeaux et bons d&rsquo;achat reste inférieur à 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale par événement. Avec un PMSS fixé à 4 005 € en 2026, le seuil s&rsquo;établit à <strong>200 € par salarié pour Noël</strong>. Au-delà, la totalité du montant est réintégrée dans l&rsquo;assiette des cotisations, et pas seulement l&rsquo;excédent.</p>
<p dir="ltr">Ces deux seuils dessinent une fourchette réaliste : un coffret de producteur entre 40 et 70 € pour un client, un colis plus généreux pour les salariés.</p>
<h2 dir="ltr">Commander à un artisan : calendrier et points de vigilance</h2>
<p dir="ltr">Commander en volume auprès d&rsquo;un artisan ne se gère pas comme une commande chez un grossiste. Les capacités de production sont limitées, les stocks dépendent des saisons, et les délais s&rsquo;allongent à mesure que décembre approche.</p>
<p dir="ltr">Voici le calendrier que suivent les acheteurs aguerris :</p>
<ol dir="ltr">
<li><strong>Septembre-octobre</strong> : repérage des producteurs, demande de devis, échantillons.</li>
<li><strong>Fin octobre</strong> : validation des quantités et du contenu des coffrets.</li>
<li><strong>Novembre</strong> : fabrication, conditionnement, personnalisation éventuelle (carte, étiquette).</li>
<li><strong>Début décembre</strong> : livraison ou retrait, puis distribution interne.</li>
</ol>
<p dir="ltr">Trois vérifications évitent les mauvaises surprises : la date limite de consommation (les conserves et biscuits secs voyagent mieux que les produits frais), le mode de remise (livraison nationale ou retrait sur place uniquement) et la capacité réelle de l&rsquo;artisan à suivre le volume demandé.</p>
<h2 dir="ltr">Soutenir une entreprise au moment où elle en a besoin</h2>
<p dir="ltr">Il existe une autre manière de commander ses cadeaux de fin d&rsquo;année, moins connue des services achats : passer par une collecte en don avec contrepartie. Le principe est simple. Un producteur ou un artisan lance une campagne de financement pour un projet précis (un équipement, une relance d&rsquo;activité, un nouveau point de vente) et propose en échange des produits, dont des lots pensés pour les entreprises.</p>
<p dir="ltr">Deux exemples de l&rsquo;automne 2026 illustrent ce fonctionnement.</p>
<p dir="ltr">À Lège-Cap Ferret, Frédéric et Marine BRUYÈRE dirigent la Conserverie des Pins, une entreprise familiale fondée en 2019 qui transforme le thon et les poissons bleus pêchés dans le golfe de Gascogne. Le 24 juillet 2026, un incendie a entraîné douze jours de fermeture administrative, en pleine saison de pêche, au moment où l&rsquo;entreprise constitue ses stocks de l&rsquo;année. Leur collecte proposait un pack « Solidarité Entreprise » : dix coffrets de rillettes pensés pour les cadeaux clients, à partir de 400 €.</p>
<p dir="ltr">À Bourg-Saint-Maurice, Bruno et Céline PARISIO-CHARIGNON font tourner B&amp;C Biscuiterie, qui produit biscuits de Savoie, sablés, cookies et meringues. Leur collecte visait l&rsquo;achat de matériel de façonnage et de cuisson, puis l&rsquo;ouverture d&rsquo;un point de vente. Parmi les contreparties figurait un lot « grand partenaire gourmand » de deux à trois coffrets à offrir, avec une visibilité possible pour l&rsquo;entreprise contributrice.</p>
<p dir="ltr">Dans les deux cas, la dépense de fin d&rsquo;année finance directement un investissement productif. Le cadeau n&rsquo;est plus seulement un objet : il devient un geste de soutien vérifiable, que l&rsquo;entreprise peut raconter à ses clients.</p>
<p dir="ltr">Ces collectes ont une durée limitée. D&rsquo;autres producteurs et artisans lancent régulièrement les leurs, avec des contreparties adaptées aux commandes groupées : <strong><a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">découvrez les projets en cours de collecte en don avec contrepartie</a></strong>.</p>
<p dir="ltr">Pour les entreprises qui envisagent un engagement plus structuré qu&rsquo;une commande ponctuelle, la question du modèle se pose : <a href="https://blog.miimosa.com/mecenat-sponsoring-partenariat-participatif-marque-agroalimentaire/">mécénat, sponsoring ou partenariat participatif</a> n&rsquo;ont ni les mêmes effets fiscaux ni la même portée. Et pour évaluer ce que produit un tel engagement, il existe des méthodes pour <a href="https://blog.miimosa.com/roi-partenariat-rse-agricole-mesurer-impact/">mesurer le retour d&rsquo;un partenariat RSE agricole</a>.</p>
<h2 dir="ltr">Aller plus loin que le colis : prêter aux projets agricoles</h2>
<p dir="ltr">Le cadeau de fin d&rsquo;année reste un geste ponctuel. Certains dirigeants, sensibilisés par ce type d&rsquo;achat, franchissent une étape supplémentaire en plaçant une partie de leur épargne dans des prêts à des exploitations et des entreprises agroalimentaires françaises. Sur MiiMOSA, ces prêts rémunérés sont accessibles à partir de 100 €, avec des taux qui varient selon la nature et le risque du projet. Investir présente un risque de perte en capital et de liquidité.</p>
<p dir="ltr">La démarche relève d&rsquo;une logique d&rsquo;<a href="https://blog.miimosa.com/investir-dans-economie-reelle/">investissement dans l&rsquo;économie réelle</a> : l&rsquo;argent finance un bâtiment, une machine ou une installation identifiée, et non un indice boursier.</p>
<p dir="ltr"><strong><a href="https://miimosa.com/invest">&gt; Découvrez les projets ouverts à l&rsquo;investissement</a></strong>.</p>
<h2 dir="ltr">FAQ : cadeaux clients et colis de fin d&rsquo;année</h2>
<h3 dir="ltr">Quel budget prévoir pour un cadeau client de fin d&rsquo;année ?</h3>
<p dir="ltr">Pour conserver la récupération de la TVA, le montant cumulé des cadeaux offerts à un même bénéficiaire ne doit pas dépasser 73 € TTC par an, emballage et livraison compris. La plupart des entreprises se situent entre 30 et 70 € par destinataire.</p>
<h3 dir="ltr">Quel est le plafond des cadeaux CSE pour Noël 2026 ?</h3>
<p dir="ltr">Le seuil d&rsquo;exonération de cotisations est de 200 € par salarié et par événement en 2026, soit 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 €). Au-delà, la totalité du montant est soumise à cotisations.</p>
<h3 dir="ltr">Quand commander ses cadeaux d&rsquo;affaires auprès d&rsquo;un artisan ?</h3>
<p dir="ltr">Idéalement en octobre. Les artisans ont des capacités de production limitées, et les commandes passées fin novembre risquent de ne pas être honorées à temps pour les fêtes.</p>
<h3 dir="ltr">Une entreprise peut-elle soutenir une collecte en don avec contrepartie ?</h3>
<p dir="ltr">Oui, une entreprise peut contribuer à une collecte et recevoir des contreparties, notamment des lots de produits destinés à ses clients ou salariés. Le traitement comptable de la dépense est à valider avec l&rsquo;expert-comptable.</p>
<h3 dir="ltr">Les contributions en don sont-elles déductibles des impôts ?</h3>
<p dir="ltr">En règle générale, non. Une contribution en don avec contrepartie n&rsquo;ouvre droit à une réduction d&rsquo;impôt que si le projet est porté par une association reconnue d&rsquo;intérêt général, ce qui est alors indiqué sur la page de collecte.</p>
<h2 dir="ltr">Conclusion</h2>
<p dir="ltr">Le cadeau client de fin d&rsquo;année n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être spectaculaire pour marquer. Il lui suffit d&rsquo;être vrai : un produit dont on connaît l&rsquo;origine, un artisan dont on connaît le nom, un achat dont on sait ce qu&rsquo;il a permis. En passant commande auprès d&rsquo;un producteur, ou en soutenant sa collecte, l&rsquo;entreprise offre un produit et finance du même geste un outil de production français.</p>
<p dir="ltr">Vous préparez vos colis de fin d&rsquo;année ? Parcourez les <a href="https://miimosa.com/projects?type=donation">collectes en don avec contrepartie ouvertes sur MiiMOSA</a> et choisissez les producteurs que vos clients découvriront cette année.</p>
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		<title>Aliments ultra-transformés à éviter : que dit la science ?</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/aliments-ultra-transformes-a-eviter-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 07:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4520</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aliments ultra-transformés à éviter : que dit la science ? Plus de 60 % des produits emballés vendus en supermarché [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/aliments-ultra-transformes-a-eviter-sante/">Aliments ultra-transformés à éviter : que dit la science ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="mt-3 -mb-1 text-[1.375rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="1:1-1:61;0-60">Aliments ultra-transformés à éviter : que dit la science ?</h1>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="3:1-3:719;62-780">Plus de 60 % des produits emballés vendus en supermarché en France sont ultra-transformés, selon l&rsquo;enquête publiée par foodwatch en avril 2026. Ils pèsent aujourd&rsquo;hui environ un tiers des calories avalées chaque jour par les Français. Derrière cette statistique se joue un basculement discret : notre alimentation dépend moins de ce que produisent les fermes que de ce que fabriquent les usines. Savoir quels sont les <strong>aliments ultra-transformés à éviter</strong> relève donc d&rsquo;un réflexe de consommateur, mais aussi d&rsquo;un choix de modèle agricole. Cet article passe en revue ce que la recherche établit vraiment, les produits les plus concernés, et les leviers concrets pour soutenir une alimentation plus saine à la source.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="5:1-5:46;782-827">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un aliment ultra-transformé ?</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="7:1-7:374;829-1202">Un aliment ultra-transformé est un produit issu de procédés industriels poussés, fabriqué à partir d&rsquo;ingrédients rarement présents dans une cuisine domestique : isolats de protéines, huiles hydrogénées, sirop de glucose-fructose, amidons modifiés, ainsi que des additifs dits cosmétiques destinés à recréer une texture, une couleur ou un goût perdus pendant la fabrication.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="9:1-9:153;1204-1356">La référence utilisée par la recherche est la <strong>classification NOVA</strong>, élaborée par l&rsquo;université de São Paulo et reprise par l&rsquo;Inserm comme par l&rsquo;Anses.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="11:1-11:49;1358-1406">Les quatre groupes de la classification NOVA</h3>
<ol class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-decimal flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="13:1-16:189;1408-2039">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="13:1-13:131;1408-1538"><strong>Groupe 1, aliments bruts ou peu transformés</strong> : fruits, légumes, œufs, viande fraîche, légumes secs, lait, farines complètes.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="14:1-14:79;1539-1617"><strong>Groupe 2, ingrédients culinaires</strong> : huile, beurre, sucre, sel, vinaigre.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="15:1-15:233;1618-1850"><strong>Groupe 3, aliments transformés</strong> : pain au levain, fromage, conserves de légumes au naturel, poisson en boîte. La transformation reste ici une technique de conservation ancienne, et la liste d&rsquo;ingrédients tient en trois lignes.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="16:1-16:189;1851-2039"><strong>Groupe 4, aliments ultra-transformés</strong> : sodas, céréales de petit-déjeuner sucrées, plats préparés, nuggets, biscuits industriels, soupes déshydratées, boissons végétales aromatisées.</li>
</ol>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="18:1-18:243;2041-2283">La distinction utile n&rsquo;oppose donc pas le « frais » à « l&rsquo;industriel », mais le groupe 3 au groupe 4. Une conserve de haricots verts et un plat cuisiné surgelé n&rsquo;appartiennent pas au même univers, même s&rsquo;ils se trouvent à deux rayons d&rsquo;écart.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="20:1-20:48;2285-2332">Trois marqueurs à repérer sur une étiquette</h3>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="22:1-24:111;2334-2814">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="22:1-22:203;2334-2536"><strong>Un ingrédient que vous n&rsquo;avez pas dans votre cuisine.</strong> Sirop de glucose, maltodextrine, protéines de lait hydrolysées, huile de palme fractionnée : leur présence signe presque toujours le groupe 4.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="23:1-23:167;2537-2703"><strong>Un additif à visée cosmétique.</strong> Émulsifiants (mono et diglycérides d&rsquo;acides gras), épaississants (gommes guar, xanthane), arômes, colorants, exhausteurs de goût.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="24:1-24:111;2704-2814"><strong>Une liste longue.</strong> Au-delà de cinq ingrédients, la probabilité d&rsquo;ultra-transformation augmente nettement.</li>
</ul>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="26:1-26:76;2816-2891">Aliments transformés et santé : ce que les études établissent réellement</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="28:1-28:538;2893-3430">La série d’articles à laquelle ont contribué des chercheurs de l’Inserm et de l’INRAE, publiée dans <em>The Lancet</em> le 19 novembre 2025 et signée par 43 chercheurs, dresse le bilan le plus complet à ce jour. Sur 104 études longitudinales examinées, <strong>92 associent une consommation élevée d&rsquo;aliments ultra-transformés à une incidence plus forte de maladies chroniques</strong>. Douze problèmes de santé ressortent avec des associations statistiquement significatives : obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, certains cancers, dépression, mortalité prématurée.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="30:1-30:414;3432-3845">En France, la cohorte NutriNet-Santé, suivie par l&rsquo;équipe de Mathilde TOUVIER, a chiffré cette relation sur plus de 105 000 participants. Chaque hausse de 10 points de la part d&rsquo;aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s&rsquo;accompagne d&rsquo;une augmentation de 12 % du risque cardiovasculaire global (<em>BMJ</em>, mai 2019). Le même dispositif avait établi un an plus tôt une association avec le risque de cancer.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="32:1-32:616;3847-4462">Ces résultats appellent une lecture rigoureuse. Dans son avis du 30 janvier 2025, l&rsquo;<strong>Anses</strong> rappelle que « l&rsquo;ultratransformation est un concept qui reste encore à étayer scientifiquement » et juge le poids des preuves faible sur le plan causal. L&rsquo;agence pointe une difficulté réelle : les études observationnelles ne permettent pas encore de dire ce qui, dans un produit du groupe 4, produit l&rsquo;effet délétère. La densité calorique ? Les additifs ? Les composés néoformés pendant la cuisson à haute température ? Les contaminants issus des emballages ? Probablement une combinaison, dont le dosage reste à établir.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="34:1-34:281;4464-4744">Cette prudence méthodologique ne change rien à l&rsquo;orientation pratique. Les deux institutions convergent sur un point : réduire la part des produits du groupe 4 au profit d&rsquo;aliments bruts constitue une recommandation défendable, quelle que soit l&rsquo;issue du débat sur les mécanismes.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="36:1-36:55;4746-4800">Les aliments ultra-transformés à éviter en priorité</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="38:1-38:120;4802-4921">Certaines catégories font consensus. D&rsquo;autres surprennent davantage, parce qu&rsquo;elles avancent sous un discours de santé.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="40:1-40:20;4923-4942"><strong>Les évidences :</strong></p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="42:1-47:56;4944-5309">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="42:1-42:83;4944-5026">Sodas et boissons sucrées, y compris les versions allégées riches en édulcorants</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="43:1-43:65;5027-5091">Charcuterie industrielle reconstituée, nuggets, panés surgelés</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="44:1-44:49;5092-5140">Céréales de petit-déjeuner fourrées ou nappées</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="45:1-45:60;5141-5200">Biscuits, viennoiseries industrielles, barres chocolatées</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="46:1-46:53;5201-5253">Plats cuisinés en barquette et soupes déshydratées</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="47:1-47:56;5254-5309">Sauces prêtes à l&#8217;emploi et assaisonnements en poudre</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="49:1-49:663;5311-5973"><strong>Les faux amis</strong>, ceux que l&rsquo;enquête foodwatch d&rsquo;avril 2026 a précisément visés : un muesli aux quatre noix, un guacamole de rayon frais, des carottes râpées en sachet, un skyr aux fruits rouges, une boisson à l&rsquo;amande, une salade composée sous vide, des wraps de blé complet. Tous portent des codes de naturalité, tous relèvent du groupe 4. L&rsquo;organisation relève par ailleurs qu&rsquo;environ 80 % des produits classés C, D ou E au Nutri-Score sont ultra-transformés, ce qui rappelle la complémentarité des deux grilles : le Nutri-Score mesure la qualité nutritionnelle, NOVA mesure le degré de transformation. Un produit peut être noté A et rester ultra-transformé.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="51:1-51:62;5975-6036">Manger sain : bio, agriculture raisonnée et le vrai levier</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="53:1-53:288;6038-6325">Réduire les aliments ultra-transformés suppose de revenir à des produits bruts. Encore faut-il que ces produits existent, soient disponibles près de chez soi, et à un prix soutenable. Ce point relève moins du comportement individuel que de la structure des filières agricoles françaises.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="55:1-55:69;6327-6395">Ce que garantissent les labels, et ce qu&rsquo;ils ne garantissent pas</h3>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="57:1-59:206;6397-7148">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="57:1-57:340;6397-6736"><strong>L&rsquo;agriculture biologique</strong> (label AB, certification européenne) interdit les pesticides de synthèse, les OGM, et restreint fortement la liste des additifs autorisés en transformation : une cinquantaine, contre plus de 300 en conventionnel. C&rsquo;est le seul cahier des charges qui agit à la fois sur la production et sur la transformation.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="58:1-58:206;6737-6942"><strong>La Haute Valeur Environnementale (HVE)</strong> certifie des pratiques agricoles (biodiversité, gestion phytosanitaire, fertilisation, eau) mais ne dit rien du produit fini ni de sa transformation ultérieure.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="59:1-59:206;6943-7148"><strong>L&rsquo;agriculture raisonnée</strong> désigne une démarche de réduction des intrants sans cahier des charges public unifié. Elle traduit une trajectoire d&rsquo;exploitation, pas une garantie de résultat sur l&rsquo;assiette.</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="61:1-61:443;7150-7592">Le baromètre Agence Bio de février 2026 montre un marché qui redémarre : 59 % des Français consomment <a href="https://blog.miimosa.com/agriculture-biologique-ou-agriculture-raisonnee/">bio</a> au moins une fois par mois, soit cinq points de plus qu&rsquo;en 2024, et 35 % chaque semaine. La consommation à domicile progresse d&rsquo;environ 3 à 4 % sur 2025. Mais l&rsquo;amont décroche : le nombre de fermes bio a reculé de 0,6 % en 2025. Une demande qui repart face à une offre qui se contracte prépare mécaniquement un recours aux importations.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="63:1-63:68;7594-7661">Le chaînon manquant : les outils de transformation de proximité</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="65:1-65:379;7663-8041">Voilà le point aveugle du débat public sur les aliments ultra-transformés. Un agriculteur qui souhaite vendre une farine, un jus, une conserve ou un fromage a besoin d&rsquo;un moulin, d&rsquo;une légumerie, d&rsquo;un atelier de découpe ou d&rsquo;une conserverie à distance raisonnable. Ces équipements ont massivement disparu du territoire avec la concentration industrielle des années 1980 et 1990.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="67:1-67:559;8043-8601">D&rsquo;après le recensement agricole 2020 exploité par l&rsquo;Insee, <strong>14,5 % des exploitations françaises transforment tout ou partie de leur production</strong> et 23,1 % vendent en circuit court. Le potentiel de progression est considérable, mais il bute sur l&rsquo;investissement : un atelier de transformation représente souvent plusieurs centaines de milliers d&rsquo;euros, pour une exploitation dont la trésorerie ne supporte pas un tel choc. Sans ces outils, un agriculteur n&rsquo;a d&rsquo;autre débouché que la vente de matière première à un industriel qui, lui, fabriquera du groupe 4.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="69:1-69:146;8603-8748">Manger sain ne se résume donc pas à mieux lire les étiquettes. Cela suppose de financer les infrastructures qui rendent l&rsquo;alternative disponible.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="71:1-71:74;8750-8823">Soutenir une agriculture durable et une alimentation saine sur MiiMOSA</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="73:1-73:399;8825-9223">MiiMOSA finance depuis 2015 les projets qui reconstruisent ce maillon : ateliers de transformation à la ferme, conversions en bio, légumeries, boulangeries paysannes, brasseries artisanales, filières de circuit court. Plus de 200 millions d&rsquo;euros ont été investis dans 8 000 projets, portés par une communauté de 500 000 membres. Deux mécanismes coexistent, et ils ne s&rsquo;adressent pas au même geste.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="75:1-75:453;9225-9677"><strong>Le don avec contrepartie.</strong> Vous soutenez un projet agricole ou alimentaire à partir de quelques dizaines d&rsquo;euros et recevez une contrepartie en nature : paniers de légumes, fromages, bouteilles, visite de ferme, précommande de la première production. C&rsquo;est le format adapté à l&rsquo;installation d&rsquo;un maraîcher, au lancement d&rsquo;un atelier de pain au levain, à l&rsquo;achat d&rsquo;un pressoir. Le lien entre ce que vous financez et ce que vous mangez devient direct.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="77:1-77:461;9679-10139"><strong>Le prêt rémunéré.</strong> Vous prêtez à une exploitation, une PME ou une ETI agroalimentaire française qui investit dans son outil de production, et vous êtes remboursé avec intérêts, avec des rendements cibles compris entre 5 % et 10 % selon les projets. Ce format finance les montants plus lourds : une conserverie régionale, une unité de méthanisation, la modernisation d&rsquo;une laiterie, la relocalisation d&rsquo;une transformation jusque-là sous-traitée à l&rsquo;étranger.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="79:1-79:461;10141-10601">Avant de vous engager, il est utile de mesurer ce que vous pouvez réellement mobiliser sans fragiliser votre budget. Le <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://decouverte.miimosa.com/fr/simulation-capacite-epargne">simulateur de capacité d&rsquo;épargne MiiMOSA</a> permet d&rsquo;estimer en quelques minutes le montant que vous pouvez orienter chaque mois vers des projets à impact. L&rsquo;ensemble des collectes en cours, en don comme en prêt, est consultable sur <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://miimosa.com">la plateforme MiiMOSA</a>.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="81:1-81:112;10603-10714"><em>MiiMOSA est agréée par l&rsquo;AMF (N° FP-2024-5). Investir présente un risque de perte en capital et de liquidité.</em></p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="83:1-83:61;10716-10776">Cinq réflexes pour réduire les aliments ultra-transformés</h2>
<ol class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-decimal flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="85:1-89:227;10778-11702">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="85:1-85:155;10778-10932"><strong>Inversez l&rsquo;ordre de lecture de l&rsquo;étiquette.</strong> Commencez par la liste d&rsquo;ingrédients, pas par le tableau nutritionnel ni par les allégations en façade.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="86:1-86:134;10933-11066"><strong>Appliquez la règle des cinq ingrédients.</strong> Au-delà, reposez le produit et cherchez un équivalent plus simple dans le même rayon.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="87:1-87:195;11067-11261"><strong>Déplacez le curseur, pas tout le panier.</strong> Remplacer trois produits du groupe 4 par semaine produit un effet cumulé bien supérieur à une refonte alimentaire abandonnée au bout de dix jours.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="88:1-88:214;11262-11475"><strong>Privilégiez les circuits qui raccourcissent la chaîne.</strong> Marchés, AMAP, magasins de producteurs, vente à la ferme : moins d&rsquo;intermédiaires signifie moins de contraintes de conservation, donc moins d&rsquo;additifs.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="89:1-89:227;11476-11702"><strong>Réhabilitez le groupe 3.</strong> Conserves au naturel, surgelés bruts, légumes secs, fromages fermiers : ces produits transformés de façon simple restent des alliés de la cuisine du quotidien, y compris pour les budgets serrés.</li>
</ol>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="91:1-91:61;11704-11764">FAQ : aliments transformés, santé et alimentation durable</h2>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="93:1-93:90;11766-11855">Quelle est la différence entre un aliment transformé et un aliment ultra-transformé ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="95:1-95:416;11857-12272">Un aliment transformé (groupe 3 NOVA) résulte d&rsquo;un procédé simple de conservation ou de préparation : salage, fermentation, mise en conserve, cuisson. Un aliment ultra-transformé (groupe 4) associe des ingrédients industriels et des additifs cosmétiques absents des cuisines domestiques. Une conserve de tomates pelées appartient au groupe 3, une sauce tomate aromatisée avec sirop de glucose et arômes au groupe 4.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="97:1-97:68;12274-12341">Quels sont les aliments ultra-transformés à éviter en premier ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="99:1-99:406;12343-12748">Les boissons sucrées, la charcuterie reconstituée, les plats préparés en barquette, les céréales de petit-déjeuner sucrées, les biscuits et viennoiseries industriels, les sauces et assaisonnements en poudre. L&rsquo;enquête foodwatch d&rsquo;avril 2026 y ajoute plusieurs produits perçus comme sains : mueslis nappés, boissons végétales aromatisées, salades et légumes râpés sous emballage, certains skyrs aux fruits.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="101:1-101:51;12750-12800">Un produit bio peut-il être ultra-transformé ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="103:1-103:334;12802-13135">Oui. Le label bio encadre le mode de production et limite fortement les additifs autorisés en transformation, mais il ne bannit pas l&rsquo;ultra-transformation. Un biscuit bio fourré ou une boisson végétale bio aromatisée relèvent du groupe 4. Le bio et la classification NOVA mesurent deux choses différentes, et méritent d&rsquo;être croisés.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="105:1-105:70;13137-13206">Les aliments ultra-transformés sont-ils dangereux pour la santé ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="107:1-107:452;13208-13659">Les données épidémiologiques sont convergentes : 92 études sur 104 recensées par l&rsquo;expertise Inserm-INRAE publiée dans <em>The Lancet</em> en novembre 2025 relient une consommation élevée à une incidence plus forte de maladies chroniques. L&rsquo;Anses estime toutefois que le lien de causalité reste à démontrer et que les mécanismes exacts ne sont pas identifiés. La recommandation pratique de réduction fait consensus, même si le débat scientifique se poursuit.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="109:1-109:99;13661-13759">Comment soutenir concrètement une agriculture qui produit moins d&rsquo;aliments ultra-transformés ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="111:1-111:424;13761-14184">En finançant les outils qui permettent aux agriculteurs de transformer et de vendre eux-mêmes leur production. Sur MiiMOSA, le don avec contrepartie soutient l&rsquo;installation et les petits équipements en échange de produits, tandis que le prêt rémunéré finance les investissements plus lourds avec un rendement cible de 5 % à 10 %. Dans les deux cas, l&rsquo;épargne va directement à un projet identifié, avec un impact vérifiable.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="113:1-113:72;14186-14257">Le Nutri-Score suffit-il à repérer les aliments ultra-transformés ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="115:1-115:334;14259-14592">Non. Le Nutri-Score évalue la qualité nutritionnelle (sucres, sel, gras saturés, fibres, protéines), pas le degré de transformation. Environ 80 % des produits notés C, D ou E sont ultra-transformés selon foodwatch, mais un produit noté A peut parfaitement appartenir au groupe 4. Les deux indicateurs se complètent sans se remplacer.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="117:1-117:48;14594-14641">Reprendre la main, de l&rsquo;étiquette à la ferme</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="119:1-119:396;14643-15038">Les aliments ultra-transformés à éviter se repèrent avec quelques réflexes de lecture, et cette vigilance individuelle compte. Elle atteint pourtant vite sa limite quand l&rsquo;alternative n&rsquo;existe pas dans un rayon de trente kilomètres. La disponibilité de produits bruts, locaux et abordables dépend d&rsquo;un investissement dans l&rsquo;amont agricole que les circuits de financement classiques couvrent mal.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="121:1-121:533;15040-15572">Vous pouvez agir sur les deux plans. Découvrez les projets agricoles et alimentaires en cours de financement sur <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://miimosa.com">MiiMOSA</a>, soutenez-en un par le don avec contrepartie et recevez le fruit de votre engagement dans votre assiette, ou orientez une part de votre épargne vers le prêt rémunéré pour financer les outils de transformation qui font défaut aux territoires. Estimez d&rsquo;abord votre marge de manœuvre avec le <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://decouverte.miimosa.com/fr/simulation-capacite-epargne">simulateur de capacité d&rsquo;épargne</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/aliments-ultra-transformes-a-eviter-sante/">Aliments ultra-transformés à éviter : que dit la science ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>IFI 2026 : barème, seuil et solutions pour vos revenus</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/ifi-impot-fortune-immobiliere-bareme-alternatives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 08:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Investir et Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[impôts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4516</guid>

					<description><![CDATA[<p>IFI 2026 : barème, seuil et solutions pour vos revenus Près de 193 600 foyers ont reçu un avis d&#8217;impôt [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="mt-3 -mb-1 text-[1.375rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="1:1-1:57;0-56">IFI 2026 : barème, seuil et solutions pour vos revenus</h1>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="3:1-3:697;58-754">Près de 193 600 foyers ont reçu un avis d&rsquo;impôt sur la fortune immobilière en 2025, pour un rendement de 2,3 milliards d&rsquo;euros, en hausse de 8 % sur un an (DGFiP, 2025). La progression ne vient pas d&rsquo;un durcissement des règles : le barème n&rsquo;a pas bougé depuis 2018, et le projet d&rsquo;impôt sur la fortune improductive débattu à l&rsquo;automne 2025 a finalement été retiré de la loi de finances pour 2026. Ce sont les prix de l&rsquo;immobilier qui font entrer de nouveaux foyers dans l&rsquo;assiette, souvent sans qu&rsquo;ils l&rsquo;aient anticipé. Comprendre l&rsquo;IFI suppose donc de regarder ce qu&rsquo;il taxe, mais surtout ce qu&rsquo;il ne taxe pas, car c&rsquo;est de là que vient la marge de manœuvre pour continuer à générer des revenus.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="5:1-5:47;756-802">L&rsquo;IFI en 2026 : définition, seuil et barème</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="7:1-7:338;804-1141">L&rsquo;impôt sur la fortune immobilière est un impôt annuel qui frappe le patrimoine immobilier net des personnes physiques dont la valeur dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier. Il a remplacé l&rsquo;ISF en 2018, avec une différence de fond : seul l&rsquo;immobilier entre dans l&rsquo;assiette, les valeurs mobilières et les placements financiers en sortent.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="9:1-9:42;1143-1184">Qui paie l&rsquo;IFI et sur quel patrimoine ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="11:1-11:335;1186-1520">Le foyer fiscal IFI regroupe le contribuable, son conjoint ou partenaire de PACS, son concubin notoire et les enfants mineurs dont il administre les biens. Les personnes domiciliées fiscalement en France sont imposées sur leur patrimoine immobilier mondial, celles domiciliées à l&rsquo;étranger uniquement sur leurs biens situés en France.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="13:1-13:26;1522-1547">Entrent dans l&rsquo;assiette :</p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="15:1-19:75;1549-1973">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="15:1-15:120;1549-1668">les immeubles bâtis, résidence principale comprise, avec un abattement de 30 % sur la valeur vénale de cette dernière</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="16:1-16:61;1669-1729">les terrains à bâtir et les terres agricoles non exonérées</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="17:1-17:104;1730-1833">les parts de <a href="https://decouverte.miimosa.com/fr/investir-scpi">SCPI</a>, d&rsquo;OPCI et de sociétés civiles immobilières, à hauteur de leur fraction immobilière</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="18:1-18:65;1834-1898">les droits réels : usufruit, droit d&rsquo;usage, droit d&rsquo;habitation</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="19:1-19:75;1899-1973">les unités de compte immobilières logées dans un contrat d&rsquo;assurance vie</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="21:1-21:206;1975-2180">Les dettes affectées à ces actifs restent déductibles : capital restant dû des emprunts, travaux, taxe foncière. C&rsquo;est cette valeur nette, après déduction, qui est comparée au seuil de 1,3 million d&rsquo;euros.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="23:1-23:44;2182-2225">Le barème IFI 2026, tranche par tranche</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="25:1-25:240;2227-2466">Le barème est progressif et s&rsquo;applique dès 800 000 euros une fois le seuil d&rsquo;entrée franchi. Un patrimoine net taxable de 1,25 million d&rsquo;euros ne paie donc rien, tandis qu&rsquo;un patrimoine de 1,35 million est imposé à partir de 800 001 euros.</p>
<div class="overflow-x-auto w-full pl-[var(--msg-block-inset,0.5rem)] pr-2 mb-6 print:overflow-x-visible" dir="ltr" data-sourcepos="27:1-34:37;2468-2753">
<table class="min-w-full border-collapse text-sm leading-[1.7] whitespace-normal">
<thead class="text-left">
<tr>
<th class="text-text-100 border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.6)] py-2 pr-4 align-top font-bold" scope="col">Fraction de la valeur nette taxable</th>
<th class="text-text-100 border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.6)] py-2 pr-4 align-top font-bold" scope="col">Taux</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">Jusqu&rsquo;à 800 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">0 %</td>
</tr>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">De 800 001 € à 1 300 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">0,50 %</td>
</tr>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">De 1 300 001 € à 2 570 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">0,70 %</td>
</tr>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">De 2 570 001 € à 5 000 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">1 %</td>
</tr>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">De 5 000 001 € à 10 000 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">1,25 %</td>
</tr>
<tr>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">Au-delà de 10 000 000 €</td>
<td class="border-b-0.5 border-[hsl(var(--border-300)/0.3)] py-2 pr-4 align-top">1,50 %</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="36:1-36:352;2755-3106">Deux mécanismes viennent corriger ce calcul. Une décote s&rsquo;applique aux patrimoines compris entre 1 300 000 et 1 400 000 euros, selon la formule 17 500 euros moins 1,25 % de la valeur nette taxable. Un plafonnement limite par ailleurs le total formé par l&rsquo;IFI, l&rsquo;impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux à 75 % des revenus de l&rsquo;année précédente.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="38:1-38:179;3108-3286">Sur un patrimoine net taxable de 2 000 000 euros, l&rsquo;impôt s&rsquo;établit à 7 400 euros : 2 500 euros au titre de la tranche à 0,50 %, puis 4 900 euros au titre de la tranche à 0,70 %.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="40:1-40:28;3288-3315">Ce que l&rsquo;IFI ne taxe pas</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="42:1-42:177;3317-3493">Le périmètre de l&rsquo;IFI est plus étroit qu&rsquo;on ne le croit. Trois familles d&rsquo;actifs restent en dehors de l&rsquo;assiette, et c&rsquo;est là que se jouent la plupart des arbitrages possibles.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="44:1-44:462;3495-3956"><strong>Les placements financiers.</strong> Actions, obligations, comptes-titres, <a href="https://blog.miimosa.com/cest-quoi-un-pea/">PEA</a>, livrets réglementés, fonds euros, parts d&rsquo;entreprises non immobilières et contrats d&rsquo;assurance vie hors unités de compte immobilières ne sont pas imposables à l&rsquo;IFI. Les créances détenues sur une entreprise, dont les obligations et les titres de prêt rémunéré souscrits en financement participatif, relèvent de la même logique : ce sont des actifs financiers, pas des actifs immobiliers.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="46:1-46:224;3958-4181"><strong>Les biens professionnels.</strong> Un immeuble affecté à l&rsquo;activité professionnelle exercée de manière effective, habituelle et constante à titre principal est exonéré. La condition tient à l&rsquo;usage réel du bien, pas à sa nature.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="48:1-48:81;4183-4263"><strong>Les actifs agricoles et forestiers</strong>, qui bénéficient d&rsquo;un régime spécifique :</p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="50:1-52:110;4265-4672">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="50:1-50:124;4265-4388">bois, forêts et parts de groupements forestiers : exonération de 75 % contre un engagement de gestion durable trentenaire</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="51:1-51:174;4389-4562">biens ruraux donnés à bail à long terme et parts de groupements fonciers agricoles non exploitants : exonération de 75 % jusqu&rsquo;à 101 897 euros de valeur, puis 50 % au-delà</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="52:1-52:110;4563-4672">parts de sociétés opérationnelles détenues à moins de 10 % : la fraction immobilière échappe à l&rsquo;imposition</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="54:1-54:256;4674-4929">Ces exonérations traduisent un choix politique constant depuis quarante ans : l&rsquo;outil de production agricole n&rsquo;est pas traité comme un patrimoine de rente. Le principe vaut plus largement, et c&rsquo;est ce qui a nourri le débat budgétaire de l&rsquo;automne dernier.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="56:1-56:40;4931-4970">La réforme de 2026 a été abandonnée</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="58:1-58:499;4972-5470">Le projet de loi de finances pour 2026 comportait un dispositif appelé impôt sur la fortune improductive, destiné à remplacer l&rsquo;IFI par une taxation à taux unique visant les liquidités, les fonds euros, les <a href="https://blog.miimosa.com/la-cryptomonnaie-c-est-quoi/">cryptoactifs</a>, les objets de collection et l&rsquo;immobilier de jouissance, tout en sortant l&rsquo;immobilier locatif de l&rsquo;assiette. Le Sénat avait voté une version rehaussant le seuil à 2 570 000 euros. Le dispositif n&rsquo;a pas survécu à la navette parlementaire et ne figure pas dans le texte définitif.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="60:1-60:306;5472-5777">Pour 2026, l&rsquo;IFI s&rsquo;applique donc dans sa forme actuelle : seuil à 1,3 million d&rsquo;euros, barème de 0,50 % à 1,50 %, assiette strictement immobilière. Le sujet reviendra vraisemblablement dans les prochains débats budgétaires, mais aucun redevable n&rsquo;a à réorganiser son patrimoine dans l&rsquo;urgence cette année.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="62:1-62:59;5779-5837">Le vrai coût d&rsquo;un revenu locatif quand on est redevable</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="64:1-64:359;5839-6197">Un redevable de l&rsquo;IFI qui cherche à compléter ses revenus se heurte à un effet de seuil rarement chiffré. Prenons un patrimoine immobilier net de 1 500 000 euros, imposé 3 900 euros. L&rsquo;acquisition d&rsquo;un bien locatif de 500 000 euros porte le patrimoine à 2 000 000 euros et l&rsquo;impôt à 7 400 euros. Le coût marginal du bien est donc de 3 500 euros d&rsquo;IFI par an.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="66:1-66:427;6199-6625">Rapporté à un loyer brut de 20 000 euros, ce coût absorbe 17,5 % du revenu généré, avant impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, taxe foncière, charges de copropriété et travaux. Le rendement affiché sur le papier et le rendement réellement perçu n&rsquo;ont plus grand-chose à voir, et c&rsquo;est l&rsquo;une des <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/investissement-immobilier-locatif-erreurs/">erreurs les plus coûteuses de l&rsquo;investissement locatif</a>.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="68:1-68:630;6627-7256">Un placement financier producteur d&rsquo;intérêts obéit à une autre équation. Il n&rsquo;alourdit pas l&rsquo;assiette IFI, quel que soit son montant, et ses revenus sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % depuis janvier 2026. La contrepartie est réelle : pas d&rsquo;effet de levier du crédit, un risque de perte en capital, une liquidité plus faible sur certains supports. L&rsquo;arbitrage ne se joue pas sur la seule fiscalité, mais elle pèse plus lourd qu&rsquo;on ne l&rsquo;admet généralement, surtout comparée au rendement de l&rsquo;épargne réglementée, dont le <a href="https://blog.miimosa.com/livret-a-taux-remuneration-et-plafond/">Livret A</a> rémunéré à 1,70 % depuis le 1er août 2026 (ministère de l&rsquo;Économie, 2026).</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="70:1-70:68;7258-7325">Financer l&rsquo;agriculture : des revenus réguliers hors assiette IFI</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="72:1-72:372;7327-7698">Le financement participatif agricole offre une réponse concrète à cette équation. En souscrivant des titres de prêt rémunéré, un investisseur devient créancier d&rsquo;une exploitation, d&rsquo;une coopérative ou d&rsquo;un projet d&rsquo;énergie renouvelable agricole. Il perçoit des intérêts selon un échéancier connu à l&rsquo;avance, sans détenir de bien immobilier et donc sans effet sur son IFI.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="74:1-74:351;7700-8050">Sur MiiMOSA, plateforme agréée par l&rsquo;AMF sous le numéro FP-2024-5, les collectes affichent des taux d&rsquo;intérêt annuels compris entre 4 % et 10 % selon la nature du projet, pour un ticket d&rsquo;entrée de 100 euros. Depuis 2015, 200 millions d&rsquo;euros ont été investis dans plus de 8 000 projets en France et en Belgique par une communauté de 500 000 membres.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="76:1-76:77;8052-8128">Trois caractéristiques distinguent ce placement pour un redevable de l&rsquo;IFI :</p>
<ol class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-decimal flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="78:1-80:221;8130-8671">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="78:1-78:144;8130-8273"><strong>Une assiette inchangée.</strong> Les titres souscrits sont des créances sur des entreprises, hors du champ de l&rsquo;impôt sur la fortune immobilière.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="79:1-79:177;8274-8450"><strong>Des flux réguliers.</strong> Les remboursements interviennent selon un calendrier contractuel, trimestriel ou semestriel selon les projets, ce qui construit un revenu prévisible.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="80:1-80:221;8451-8671"><strong>Un actif fléché vers la production.</strong> L&rsquo;argent finance des méthaniseurs, des ateliers de transformation, des conversions au bio, des installations, de l&rsquo;agrivoltaïsme : de l&rsquo;outil de travail, pas de la rente immobilière.</li>
</ol>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="82:1-82:614;8673-9286">Avant d&rsquo;arbitrer, la première étape reste de mesurer ce que l&rsquo;on peut réellement mobiliser chaque mois. Le <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://decouverte.miimosa.com/fr/simulation-capacite-epargne">simulateur de capacité d&rsquo;épargne MiiMOSA</a> donne cette estimation en quelques minutes, revenus et charges à l&rsquo;appui. La seconde étape consiste à <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://miimosa.com/invest">découvrir les projets agricoles ouverts à l&rsquo;investissement</a> et à répartir son enveloppe sur plusieurs collectes, car <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/pourquoi-faut-il-diversifier-son-epargne-2/">diversifier son épargne</a> reste la première protection contre le risque de défaut.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="84:1-84:49;9288-9336">Quatre réflexes avant votre déclaration d&rsquo;IFI</h2>
<ol class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-decimal flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="86:1-89:363;9338-10309">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="86:1-86:214;9338-9551"><strong>Réévaluer chaque bien au 1er janvier.</strong> La valeur vénale doit refléter le marché réel. Le service Patrim, accessible depuis l&rsquo;espace particulier sur impots.gouv.fr, donne les prix de transactions comparables.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="87:1-87:144;9552-9695"><strong>Recenser toutes les dettes déductibles.</strong> Capital restant dû, travaux engagés, taxe foncière : leur oubli gonfle mécaniquement l&rsquo;assiette.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="88:1-88:251;9696-9946"><strong>Vérifier les exonérations agricoles et forestières.</strong> Un bail rural à long terme ou des parts de groupement forestier mal déclarés coûtent cher, y compris quand les biens exonérés doivent tout de même figurer case 9BZ de la déclaration 2042-IFI.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="89:1-89:363;9947-10309"><strong>Regarder le rendement après impôt, jamais avant.</strong> Un placement financier et un bien locatif ne se comparent qu&rsquo;une fois l&rsquo;IFI, l&rsquo;impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux déduits. La question des <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/frais-fiscalite-investissement-crowdlending/">frais et de la fiscalité d&rsquo;un placement</a> se pose avant la souscription, pas après.</li>
</ol>
<hr />
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="91:1-91:62;10311-10372">FAQ : vos questions sur l&rsquo;impôt sur la fortune immobilière</h2>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="93:1-93:35;10374-10408">Qui doit payer l&rsquo;IFI en 2026 ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="94:1-94:367;10409-10775">Tout foyer fiscal dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier 2026. Le foyer comprend le contribuable, son conjoint, partenaire de PACS ou concubin notoire, et les enfants mineurs dont il administre les biens. Les résidents fiscaux français déclarent leur immobilier mondial, les non-résidents leurs seuls biens situés en France.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="96:1-96:56;10777-10832">Les placements financiers sont-ils soumis à l&rsquo;IFI ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="97:1-97:349;10833-11181">Non. Actions, obligations, comptes-titres, PEA, livrets, fonds euros et titres de prêt rémunéré souscrits en financement participatif sortent de l&rsquo;assiette de l&rsquo;IFI. Seules les unités de compte immobilières d&rsquo;un contrat d&rsquo;assurance vie et les parts de sociétés à prépondérance immobilière y sont réintégrées, à hauteur de leur fraction immobilière.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="99:1-99:64;11183-11246">L&rsquo;impôt sur la fortune improductive a-t-il remplacé l&rsquo;IFI ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="100:1-100:261;11247-11507">Non. Ce dispositif, débattu lors de l&rsquo;examen du projet de loi de finances pour 2026, n&rsquo;a pas été retenu dans le texte définitif. L&rsquo;impôt sur la fortune immobilière reste applicable en 2026 avec son seuil de 1,3 million d&rsquo;euros et son barème de 0,50 % à 1,50 %.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="102:1-102:41;11509-11549">Comment réduire son IFI légalement ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="103:1-103:515;11550-12064">Trois leviers existent : déduire l&rsquo;intégralité des dettes affectées aux biens imposables, mobiliser les exonérations prévues par le Code général des impôts pour les biens professionnels, les bois et forêts et les biens ruraux loués à long terme, et orienter les nouveaux investissements vers des actifs hors assiette plutôt que vers de l&rsquo;immobilier supplémentaire. Les dons à certains organismes d&rsquo;intérêt général ouvrent par ailleurs droit à une réduction d&rsquo;IFI de 75 % du montant versé, plafonnée à 50 000 euros.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="105:1-105:63;12066-12128">Investir dans l&rsquo;agriculture permet-il d&rsquo;échapper à l&rsquo;IFI ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="106:1-106:337;12129-12465">Le prêt rémunéré en financement participatif agricole n&rsquo;entre pas dans l&rsquo;assiette de l&rsquo;IFI, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une créance sur une entreprise. Les terres agricoles détenues en direct, en revanche, y entrent, sauf exonération partielle en cas de bail à long terme. Ces placements comportent un risque de perte en capital et de liquidité.</p>
<h3 class="mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="108:1-108:40;12467-12506">Quand et comment déclarer son IFI ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="109:1-109:262;12507-12768">La déclaration se fait avec la déclaration annuelle de revenus, via le formulaire 2042-IFI et ses annexes, aux dates limites fixées chaque printemps selon le département de résidence. L&rsquo;avis d&rsquo;imposition est envoyé à l&rsquo;été et le paiement intervient à l&rsquo;automne.</p>
<h2 class="mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="111:1-111:49;12770-12818">Un impôt sur le patrimoine, pas sur le revenu</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="113:1-113:526;12820-13345">L&rsquo;impôt sur la fortune immobilière taxe un stock, pas un flux. Il continue de courir que le bien rapporte ou non, ce qui pénalise mécaniquement l&rsquo;immobilier peu rentable&#8230; Et récompense les actifs qui produisent un revenu sans alourdir l&rsquo;assiette. La réforme abandonnée de 2026 visait précisément cette asymétrie, sans aboutir. En attendant un prochain rendez-vous budgétaire, la question posée aux redevables reste la même : où placer l&rsquo;euro suivant pour qu&rsquo;il génère un revenu réel plutôt qu&rsquo;une ligne d&rsquo;impôt supplémentaire ?</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="115:1-115:293;13347-13639">Vous souhaitez transformer votre épargne en revenus réguliers tout en finançant la transition agricole française ? <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://miimosa.com/invest">Découvrez les projets ouverts à l&rsquo;investissement sur MiiMOSA</a>, dès 100 euros, aux côtés de 500 000 membres engagés pour la souveraineté alimentaire.</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/ifi-impot-fortune-immobiliere-bareme-alternatives/">IFI 2026 : barème, seuil et solutions pour vos revenus</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est quoi une AOP ?</title>
		<link>https://blog.miimosa.com/aop-definition-fonctionnement-exemples-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Aubugeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 09:02:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[lab]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://blog.miimosa.com/?p=4501</guid>

					<description><![CDATA[<p>AOP : définition, fonctionnement et exemples en France Comté, Roquefort, huile de noix du Périgord ou lentille verte du Puy [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/aop-definition-fonctionnement-exemples-france/">C&rsquo;est quoi une AOP ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.375rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="1:1-1:57;0-56">AOP : définition, fonctionnement et exemples en France</h1>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="3:1-3:877;58-934">Comté, Roquefort, huile de noix du Périgord ou lentille verte du Puy : ces produits partagent un même sésame, le sigle AOP. Ce logo bleu et jaune orne des centaines d&rsquo;étiquettes dans les rayons français, mais sa signification reste floue pour beaucoup de consommateurs. L&rsquo;appellation d&rsquo;origine protégée, ou AOP, désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir-faire reconnu, dans une même zone géographique, qui lui confère ses caractéristiques. Ce label européen, encadré par l&rsquo;Institut national de l&rsquo;origine et de la qualité (INAO), protège à la fois le consommateur, qui achète un produit garanti par un cahier des charges contrôlé, et le producteur, dont le travail et le territoire sont reconnus. Voici comment fonctionne ce système, ce qui le distingue de l&rsquo;AOC et de l&rsquo;IGP, et pourquoi il pèse dans l&rsquo;économie agricole française.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="5:1-5:56;936-991">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une AOP ? Définition et cadre juridique</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="7:1-7:418;993-1410">Une AOP est un signe officiel d&rsquo;identification de la qualité et de l&rsquo;origine (SIQO). Elle atteste qu&rsquo;un produit alimentaire, brut ou transformé, tire ses caractéristiques d&rsquo;un terroir précis et d&rsquo;un savoir-faire local, du champ ou de l&rsquo;étable jusqu&rsquo;à l&rsquo;assiette. Contrairement à un simple argument marketing, l&rsquo;AOP repose sur un cahier des charges opposable, rédigé par les producteurs eux-mêmes et validé par l&rsquo;État.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="9:1-9:42;1412-1453">Ce cahier des charges fixe généralement :</p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="11:1-14:130;1455-1823">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="11:1-11:62;1455-1516">la délimitation exacte de l&rsquo;aire géographique de production</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="12:1-12:66;1517-1582">les méthodes d&rsquo;élevage, de culture ou de fabrication autorisées</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="13:1-13:111;1583-1693">le lien démontré entre le produit et son terroir (sol, climat, races ou variétés locales, gestes techniques)</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="14:1-14:130;1694-1823">les modalités de contrôle par un organisme certificateur indépendant, accrédité par le Comité français d&rsquo;accréditation (Cofrac)</li>
</ul>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="16:1-16:33;1825-1857">Un signe européen né en 1992</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="18:1-18:477;1859-2335">L&rsquo;AOP existe au niveau communautaire depuis 1992, année où l&rsquo;Union européenne a créé ce label pour protéger les dénominations liées à un terroir dans l&rsquo;ensemble de ses États membres. Le cadre a été modernisé par le règlement européen du 11 avril 2024, qui harmonise désormais les règles applicables aux appellations d&rsquo;origine, aux indications géographiques et aux spécialités traditionnelles garanties, pour les produits agroalimentaires comme pour les vins et les spiritueux.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="20:1-20:22;2337-2358">Le rôle de l&rsquo;INAO</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="22:1-22:405;2360-2764">En France, c&rsquo;est l&rsquo;INAO qui instruit les demandes de reconnaissance, accompagne les groupements de producteurs dans la construction de leur dossier et supervise les contrôles sur le terrain. L&rsquo;institut est placé sous la tutelle du ministère de l&rsquo;Agriculture, qui définit le cadre réglementaire général en lien avec le ministère de l&rsquo;Économie, chargé des contrôles sur la chaîne alimentaire via la DGCCRF.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="24:1-24:46;2766-2811">AOP, AOC, IGP, STG : quelles différences ?</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="26:1-26:119;2813-2931">Le paysage des labels de qualité alimentaire prête souvent à confusion. Voici ce qui distingue les principaux signes :</p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="28:1-31:194;2933-3795">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="28:1-28:233;2933-3165"><strong>AOP</strong> : toutes les étapes de production, transformation et élaboration ont lieu dans la même zone géographique, selon un savoir-faire qui confère au produit ses caractéristiques propres. C&rsquo;est le niveau d&rsquo;exigence le plus élevé.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="29:1-29:248;3166-3413"><strong>AOC</strong> : équivalent national historique de l&rsquo;AOP. Depuis 2009, le logo AOC ne peut plus être apposé sur les produits agroalimentaires enregistrés en AOP, à l&rsquo;exception des vins, pour lesquels AOC reste une mention traditionnelle synonyme d&rsquo;AOP.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="30:1-30:188;3414-3601"><strong>IGP</strong> : une seule étape de production, de transformation ou d&rsquo;élaboration suffit à avoir lieu dans la zone concernée. La contrainte géographique est donc moins stricte que pour l&rsquo;AOP.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="31:1-31:194;3602-3795"><strong>STG</strong> : la spécialité traditionnelle garantie ne protège ni une origine ni un terroir, mais une recette ou un savoir-faire traditionnel, comme les moules de Bouchot ou le Berthoud savoyard.</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="33:1-33:133;3797-3929">L&rsquo;AOP et l&rsquo;IGP ne sont jamais cumulables sur un même produit : un fromage ou un vin porte l&rsquo;une ou l&rsquo;autre mention, jamais les deux.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="35:1-35:63;3931-3993">Ce que l&rsquo;AOP change pour les producteurs et les territoires</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="37:1-37:547;3995-4541">Au delà de l&rsquo;étiquette, l&rsquo;AOP structure des filières entières et sécurise des revenus agricoles. Le secteur laitier en offre l&rsquo;illustration la plus nette : la France compte 51 AOP et 12 IGP laitières, selon les chiffres 2024 publiés par l&rsquo;INAO et le Conseil national des appellations d&rsquo;origine laitières (CNAOL). Ces produits ont représenté 272 236 tonnes commercialisées en 2024, pour un chiffre d&rsquo;affaires supérieur à 3 milliards d&rsquo;euros hors taxes, et font vivre plus de 14 000 producteurs de lait ainsi que près de 1 240 producteurs fermiers.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="39:1-39:553;4543-5095">Pour un éleveur ou un affineur, l&rsquo;AOP joue un rôle de bouclier économique. Elle interdit les imitations sous le même nom, valorise le produit à un prix supérieur à celui d&rsquo;une production standard et ancre la valeur ajoutée sur le territoire plutôt que de la laisser filer vers l&rsquo;industrie agroalimentaire. C&rsquo;est aussi une contrainte : rénover un atelier de transformation, diversifier une production laitière ou financer la mise aux normes d&rsquo;une fromagerie représente un investissement que la trésorerie d&rsquo;une exploitation ne couvre pas toujours seule.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="41:1-41:491;5097-5587">C&rsquo;est précisément sur ce type de projets que le financement participatif trouve sa place. MiiMOSA accompagne régulièrement des producteurs engagés dans une démarche de qualité, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/financement-fromagerie-ferme/">financer l&rsquo;ouverture d&rsquo;une fromagerie à la ferme</a> ou de soutenir plus largement <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/journee-mondiale-du-lait-filiere-laitiere-francaise/">la filière laitière française</a>, pilier de la souveraineté alimentaire du pays.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="43:1-43:65;5589-5653">Comment reconnaître et soutenir les produits AOP au quotidien</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="45:1-45:126;5655-5780">Pour un consommateur, distinguer un véritable produit AOP d&rsquo;un simple argument commercial repose sur trois réflexes simples :</p>
<ul class="[li_&amp;]:mb-0 [li_&amp;]:mt-1 [li_&amp;]:gap-1 [&amp;:not(:last-child)_ul]:pb-1 [&amp;:not(:last-child)_ol]:pb-1 list-disc flex flex-col gap-1 pl-8 mb-3 print:block print:space-y-1" dir="ltr" data-sourcepos="47:1-49:211;5782-6281">
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="47:1-47:151;5782-5932"><strong>Repérer le logo européen bleu et jaune</strong> frappé de la mention AOP, seul signe qui garantit un contrôle officiel indépendant du cahier des charges.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="48:1-48:138;5933-6070"><strong>Privilégier les circuits courts</strong> et les producteurs qui affichent clairement leur zone de production et leur méthode de fabrication.</li>
<li class="font-claude-response-body whitespace-normal break-words pl-2" data-sourcepos="49:1-49:211;6071-6281"><strong>Soutenir financièrement les filières sous signe de qualité</strong>, par exemple en orientant une partie de son épargne vers des projets agricoles à impact plutôt que vers des placements déconnectés du territoire.</li>
</ul>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="51:1-51:389;6283-6671">Cette dernière option se démocratise. <a class="underline underline underline-offset-2 decoration-1 decoration-current/40 hover:decoration-current focus:decoration-current" href="https://blog.miimosa.com/commencer-a-investir-guide-complet-pour-soutenir-lagriculture-durable/">Un guide complet pour commencer à investir dans l&rsquo;agriculture durable</a> permet de comprendre comment l&rsquo;épargne des particuliers peut appuyer concrètement des exploitations engagées dans des démarches AOP, IGP ou bio, avec un rendement défini à l&rsquo;avance.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="53:1-53:35;6673-6707">FAQ : tout comprendre sur l&rsquo;AOP</h2>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="55:1-55:44;6709-6752">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une AOP en quelques mots ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="57:1-57:275;6754-7028">L&rsquo;AOP, appellation d&rsquo;origine protégée, désigne un produit alimentaire dont toutes les étapes de fabrication respectent un savoir-faire reconnu dans une zone géographique précise. Ce lien au terroir est vérifié par un cahier des charges contrôlé par un organisme indépendant.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="59:1-59:41;7030-7070">Quelle différence entre AOP et AOC ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="61:1-61:221;7072-7292">L&rsquo;AOC est l&rsquo;équivalent national historique de l&rsquo;AOP. Depuis 2009, elle a été remplacée par l&rsquo;AOP pour les produits agroalimentaires, sauf pour les vins, où AOC reste une mention traditionnelle strictement synonyme d&rsquo;AOP.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="63:1-63:49;7294-7342">Comment un produit obtient-il le label AOP ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="65:1-65:248;7344-7591">Un groupement de producteurs dépose une demande auprès d&rsquo;une délégation territoriale de l&rsquo;INAO. Le dossier doit démontrer le lien entre les caractéristiques du produit et son origine géographique, avant validation au niveau français puis européen.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="67:1-67:49;7593-7641">Combien y a-t-il de produits AOP en France ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="69:1-69:227;7643-7869">La France comptait 489 produits sous AOC/AOP en 2022, dont environ 102 AOP agroalimentaires et 363 AOC/AOP viticoles, selon le ministère de l&rsquo;Agriculture. Le secteur laitier à lui seul rassemble 51 AOP en 2024, d&rsquo;après l&rsquo;INAO.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="71:1-71:49;7871-7919">L&rsquo;AOP garantit-elle que le produit est bio ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="73:1-73:220;7921-8140">Non. L&rsquo;AOP certifie un lien avec un terroir et un savoir-faire, pas un mode de production biologique. Un produit peut être à la fois AOP et certifié Agriculture biologique, mais les deux démarches restent indépendantes.</p>
<h3 class="text-text-100 mt-2 -mb-1 text-base font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="75:1-75:54;8142-8195">Où trouver la liste officielle des produits AOP ?</h3>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="77:1-77:153;8197-8349">L&rsquo;INAO tient à jour un répertoire consultable sur son site officiel, incluant les cahiers des charges de chaque produit reconnu en AOP, AOC, IGP ou STG.</p>
<h2 class="text-text-100 mt-3 -mb-1 text-[1.125rem] font-bold" dir="ltr" data-sourcepos="79:1-79:13;8351-8363">En résumé</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="81:1-81:387;8365-8751">L&rsquo;AOP n&rsquo;est pas un simple logo décoratif : c&rsquo;est un dispositif juridique et économique qui protège des savoir-faire, sécurise des revenus agricoles et maintient des filières entières sur leurs territoires d&rsquo;origine. Comprendre cette mécanique aide à faire des choix de consommation plus éclairés, mais aussi à mesurer les enjeux qui pèsent sur les producteurs derrière chaque étiquette.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal" dir="ltr" data-sourcepos="83:1-83:253;8753-9005">Vous souhaitez aller plus loin et soutenir concrètement des filières engagées dans une démarche de qualité ? Découvrez les <a href="https://miimosa.com/projects?type=lending">projets agricoles en cours de financement</a> sur MiiMOSA et participez, avec votre épargne, à la préservation des terroirs français.</p>
<p>L’article <a href="https://blog.miimosa.com/aop-definition-fonctionnement-exemples-france/">C&rsquo;est quoi une AOP ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://blog.miimosa.com">Le blog MiiMOSA</a>.</p>
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